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<title>LE GUETTEUR DE L&#039;INFINI</title>
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<description>&lt;div style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:22px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Tout ce qui est vie est potentiellement du bonheur....&lt;br /&gt;
et beaucoup de malheurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-size:22px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Notre t&ecirc;te est ronde pour permettre &agrave; la pens&eacute;e de ne pas se figer et changer de direction.&nbsp;Je ne vois pas pourquoi je m&#39;en priverais pr&eacute;f&egrave;rant de beaucoup les opinions aux convictions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;</description>
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<title>LE GUETTEUR DE L&#039;INFINI</title>
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<description>&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE GUETTEUR DE L&#39;INFINI&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp; &nbsp; &nbsp;J&#39;ai toujours privil&eacute;gi&eacute; une dualit&eacute; capables-incapables &agrave; toutes celles auxquelles nous avons &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;s, les bons et les m&eacute;chants, les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, la droite et la gauche, les croyants et les ath&eacute;es etc...&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais il semble que jamais il ne vienne aux hommes l&#39;id&eacute;e que leurs probl&egrave;mes pourraient venir d&#39;une aporie naturelle existentielle..&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Or, il y a pour moi des gens capables et d&#39;autres absolument incapables. Cette dualit&eacute; fait que tous les mythes contemporains - politiques, philosophiques, &eacute;conomiques - m&#39;ont toujours sembl&eacute; vains pour &eacute;lucider les malheurs du monde. Mais rassurez vous, si je pense que certains &ecirc;tres n&#39;ont rien &agrave; faire au monde, je suis &agrave; l&#39;inverse un incroyable optimiste sur la notion de bonheur.&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout ce qui est vie est potentiellement du bonheur&hellip;et beaucoup de malheurs.&lt;br /&gt;
Notre t&ecirc;te est ronde pour permettre &agrave; la pens&eacute;e de changer de direction et je ne vois pas pourquoi je m&rsquo;en priverais pr&eacute;f&eacute;rant les opinions aux convictions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Les sonnets du trou du cul d&rsquo;Arthur Rimbaud&nbsp;se terminant &laquo;&nbsp;par o&ugrave; descend la celeste pr&acirc;line&nbsp;&raquo;&nbsp;et partant d&rsquo;un postulat compl&eacute;tement abscons, abstrus et obscur de d&eacute;part :&nbsp;&quot; Si la merde n&#39;existait pas, les hommes ne se ha&iuml;raient plus &quot; , je souhaite entra&icirc;ner ceux qui voudront bien me lire dans un thriller provocateur anar, &eacute;sot&eacute;rique, herm&eacute;tique et sarcastique, une &eacute;pop&eacute;e intellectuelle, surr&eacute;aliste et sibylline, mais tellement proche de nos si basses r&eacute;alit&eacute;s.&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Le syst&egrave;me obsol&egrave;te dont nous sommes pourvus est fait pour rejeter les d&eacute;chets et r&eacute;sidus dont nous n&#39;avons plus besoin par un orifice et sous forme de mati&egrave;res instables et naus&eacute;abondes . Il n&#39;en est pas de m&ecirc;me pour la tronche, et c&#39;est bien dommage, mais apr&egrave;s plusieurs millions d&#39;ann&eacute;es d&#39;existence &agrave; se chier dessus, la transformation est devenue n&eacute;cessaire et nous devons faire face &agrave; cette nouvelle &eacute;volution mondiale situationniste &lsquo;&rsquo; Sans Trou du Cul&nbsp;&lsquo;&rsquo; un &lsquo;&rsquo; STC &lsquo;&rsquo;qui est sans pr&eacute;c&eacute;dent. Notre bon cr&eacute;ateur avait fait l&#39;erreur au d&eacute;part de placer les chiottes &agrave; cot&eacute; de la salle des f&ecirc;tes, c&#39;est donc d&eacute;sormais avec l&#39;appui et l&#39;avis-avis&eacute; de son &eacute;pouse, la grande Cl&eacute;mence, qu&#39;il a d&eacute;cid&eacute; le changement et la mondialisation du &lsquo;&rsquo;STC&rsquo;&rsquo; et de rendre enfin cette plan&egrave;te plus propre, en faisant dispara&icirc;tre la merde de l&#39;humanit&eacute;. C&#39;est par une m&eacute;tamorphose en douceur dont il a le secret et avec l&#39;aide sournoise du groupe Bilderberg, des socialobobos et des francs-mac (parce que nous sommes partout, pourtout et toujours responsables de tout) que nous seront bient&ocirc;t d&eacute;pourvu de notre syst&egrave;me de d&eacute;jection, de notre cher trou du cul.&nbsp; Notre corps assimilera tout comme notre tronche, sans rien rejeter.......&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La merde n&#39;existera plus, le trou du cul non plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Ce bon Pierre Jacques Estienne Cambronne qui ne m&acirc;che pas ses mots et heureusement pour lui, ray&eacute; de l&#39;histoire ! Merde, ce mot grossier et ses d&eacute;riv&eacute;s rel&eacute;gu&eacute;s au rang de vieux- Fran&ccedil;ois. Plus d&#39;injures, de sarcasmes, de comparaisons vaseuses, plus de vulgarit&eacute;s. Plus de chier, de caguer, de d&eacute;bourrer, de d&eacute;f&eacute;quer, de couler un bronze, de rouler un cigare, de mouler un boudin, de faire une grosse enfin plus jamais de caca-popo. Plus de chiottes, de Jules, plus d&#39;odeurs, plus de bombes, de pastilles, de tuyaux, d&#39;&eacute;gouts, de fosses septiques, de pompes &agrave; merde, de bassins de d&eacute;cantation, d&#39;&eacute;puration et de tout autre mat&eacute;riel et mat&eacute;riaux li&eacute;s &agrave; la merde.&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Plus de merdeux, de plans, d&#39;autorisations d&#39;occupation des sols et de lois li&eacute;s &agrave; la merde. Plus de balais &agrave; chiotte, de chasses, de cuvettes, de papier-cul, de couches, de cr&egrave;mes, de talc, d&#39;h&eacute;morro&iuml;des, de fistules, finis les diarrh&eacute;e avec br&ucirc;lure &agrave; l &#39;anus, plus de p&eacute;cole. Mais aussi plus d&#39;anus, plus de trou du cul ! Plus de&nbsp; Bagouse, de Bord des l&egrave;vres, de Bout de piste, de Coquillard, de Couloir &agrave; lentilles, de Bo&icirc;te &agrave; caca, de Derche, d&#39; Entr&eacute;e de service, de Fil de fronce, de Fignard, de Fion, de Fondement, de Guichet, de Moule &agrave; bronze, d&#39;Oeil de boeuf, d&#39;Oignon, de Pastille, de Petit, de P&eacute;toulet, de Podex, de Porte du jardin, de Trou d&rsquo;balle, de Pot d&#39;&eacute;chappement, de Prouproutte, de Recteur, de Raie, de Rond, de Rondelle, de Rosette, de Tafanard, de Taupini&egrave;re, de Trou de balle, de Troufignon..... et c&rsquo;est sans compter toutes les expressions s&#39;y rapportant. Tout ce beau monde laissera des pages vierges dans nos beaux dictionnaires &eacute;pur&eacute;s-pasteuris&eacute;s et bobos pour y remettre enfin de bons-beaux mots bien franchouillards fra&icirc;chement enlev&eacute;s par la bonne pens&eacute;e r&eacute;publico-socialo-bolch&eacute;vic des complex&eacute;s du bizutage, scatophages et scatophiles confondus. Mais il n&#39;y aura surtout plus, n&#39;en d&eacute;plaise &agrave; certains bachibouzouks, de &lt;em&gt;vas te faire enculer et de j&rsquo;encule ta m&egrave;re&lt;/em&gt; et autres aphorismes si bien ma&icirc;tris&eacute;s par cette belle jeunesse venue de l&agrave;-bas, ou arriv&eacute;e d&rsquo;ailleurs. Enfin, plus de p&eacute;d&eacute;s, de sodomites, plus de trous du culs, tous disparus de notre soci&eacute;t&eacute; et tout le syst&egrave;me de voirie de notre organisme devenu obsol&egrave;te, laissant la place libre, &agrave; et pour autre chose.....&nbsp;une annexe propre et silencieuse, une&nbsp; vaste succursale pour neurones peut &ecirc;tre ?&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bref ! Le &lsquo;&rsquo;plus de mati&egrave;res f&eacute;cales&rsquo;&rsquo;&nbsp; entra&icirc;nera la disparition de tous les sp&eacute;cialistes de la merde et du trou du cul, et dieu sait qu&#39;ils sont nombreux, dont l&#39;unique but dans la vie est de faire chier les autres, du gardien de n&#39;importe quoi au pr&eacute;sident de n&#39;importe qui.&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette nouvelle &egrave;re de Sans Trou du Cul&nbsp; ouvre la voie &agrave; un immense d&eacute;veloppement intellectuel et spirituel sans pr&eacute;c&eacute;dent dans l&#39;histoire de l&#39;homme qui va enfin respirer .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot; Un petit trou en moins pour l&#39;homme,&lt;/em&gt;&nbsp;&lt;em&gt;un grand ouf ! pour l&#39;humanit&eacute;.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;I - LE GUETTEUR DE L&#39;INFINI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&eacute;ternel &eacute;quilibriste sur le fil de la dualit&eacute;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout d&eacute;buta un beau matin d&#39;hiver, sept heures &agrave; Chantegeau, sur le tr&ocirc;ne, mon lieu favori de repos, de m&eacute;ditation et d&#39;inspiration. L&#39;esprit libre en ce troisi&egrave;me jour de constipation je pense &agrave; la vie, l&#39;amour, la nature et au lever du soleil......&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plouf !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp;C&#39;est &eacute;trange et amusant comme le lever du soleil influence et r&eacute;soud parfois les petites tracasseries de la lune..... Enfin, me voici lib&eacute;r&eacute; d&#39;un magnifique struntus, &lt;em&gt;un des plus beaux &eacute;trons qu&#39;un gros intestin e&ucirc;t jamais produit&lt;/em&gt;, comme le disait joliment Apollinaire. Une grosse bonne grosse larme perle langoureusement de mon oeil gauche fra&icirc;chement op&eacute;r&eacute; d&#39;une cataracte qui m&#39;emp&ecirc;chait quelque peu de bien voir les choses en face.&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En vivant l&#39;aube de ce petit matin d&#39;hiver me voici donc lib&eacute;r&eacute;, d&eacute;livr&eacute; d&#39;un poids encombrant sur l&#39;estomac. Le sourire d&eacute;bile de l&#39;homme goguenard aux l&egrave;vres, je peaufine pour conclure le travail bien fait d&#39;un superbe lotus molletonn&eacute;, ouat&eacute;-triple-&eacute;paisseur-bleu-lagon, un vrai bonheur ! et comme tout &ecirc;tre fier, curieux, exigeant et perfectionniste, je me retourne pour admirer le grand-oeuvre accompli..... Et l&agrave; ! Couatesse ? &eacute;b&eacute;t&eacute;, &eacute;gar&eacute;, hagard&eacute;, compl&egrave;tement coi ! ... quoi ? RIEN !&lt;br /&gt;
Il n&#39;y a rien !&nbsp;Non ! rien de rien........&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;II &nbsp;- RETOUR &Agrave; LA CASE D&Eacute;PART&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp;&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Rien, rien que le papier lotus molletonn&eacute;, ouat&eacute;-triple-&eacute;paisseur-bleu-lagon nageant en surface. D&egrave;s lors, le doute m&rsquo;envahie, mais une impression savoureuse, une appr&eacute;hension merveilleusement emplie de myst&egrave;res... quelque chose d&rsquo;intemporel vennait de se passer. Courageusement, arm&eacute; du goupillon ad&eacute;quat, dit vulgairement &agrave; chiottes, comme si c&rsquo;&eacute;tait une vulgaire mobylette BB peugeot bleue des ann&eacute;es soixantes.... o&ugrave; Martine, en amazone sur la selle z&eacute;br&eacute;e rouge et blanche entourait ma taille, ses longs cheveux noisettes sur mon dos, ses mains d&eacute;licates mais envout&eacute;es par les d&eacute;sirs soudains d&rsquo;une adolescence pr&eacute;coce hyperactive, ses mains cherchant &agrave; explorer l&#39;au del&agrave; des limites permises par son horrible mar&acirc;tre de m&egrave;re, une m&eacute;g&egrave;re, harpie, grossi&egrave;re socialobolch&eacute;vic, rombi&egrave;re f&eacute;ministe aux youyous stridents, vieux restes de l&#39;alg&eacute;rie aux alg&eacute;riennes donc encore plus chiante que le loukoum sous la godasse. Mais bref ce n&rsquo;est pas le propos, nous y reviendrons plus tard, surtout sur ces interminables instants romantico bucaux-bucoliques de ces premiers fr&eacute;missements corporels dans les pr&eacute;s corr&eacute;ziens, apr&eacute;s les giboul&eacute;es d&#39;un printemps amoureux ... putain de pr&eacute;s en pente, on aurait pu penser qu&rsquo;un Massey Fergusson de 250 chevaux, pneux-neige avec chaines y avait patin&eacute; pendant des heures car ce fut le cas....&nbsp; mais c&rsquo;&eacute;tait&nbsp;avec mes bottes aigle pointure 40&hellip;&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Mais revenons &agrave; nos moutons. Je tente donc avec une lenteur de bradypus &eacute;dent&eacute; et une d&eacute;licatesse de saint-Jacques en cro&ucirc;te au champagne, de soulever le lotus molletonn&eacute; ouat&eacute;-triple-&eacute;paisseur-bleu-lagon javelis&eacute;, extr&egrave;mement fragilis&eacute; par l&rsquo;association intime et durable avec l&rsquo;eau, la fameuse symbiose entre deux organismes h&eacute;t&eacute;rosp&eacute;cifiques appartenant &agrave; des esp&egrave;ces diff&eacute;rentes, parfois plus de deux, le plus gros &eacute;tant nomm&eacute; l&rsquo;h&ocirc;te. Mais l&agrave;... deuxi&egrave;me choc fatal &agrave; mon ego et &agrave; mon sens inn&eacute; de la raison, il n&rsquo;y pas d&rsquo;h&ocirc;te, il n&rsquo;y a vraiment rien ! rien de rien. Merde ! , parti dans le cassetin des apostrophes, comme disait un ami typographe. Alors groggy, sonn&eacute; je vacille jusqu&rsquo;au salon, cette question lancinante en t&ecirc;te, mais o&ugrave;, o&ugrave; est-elle donc, o&ugrave; est-il pass&eacute; ? &nbsp;Ah ! oui, surtout ne pas tirer la chasse, je dois r&eacute;soudre l&#39;&eacute;nigme. L&rsquo;inexplicable me passionne mais m&rsquo;agace passionn&eacute;ment et je d&eacute;cide donc de tout mettre en oeuvre pour &eacute;lucider cet incroyable myst&egrave;re. Ayant ventous&eacute; l&rsquo;endroit, plots, balises,&nbsp;tresse de gel des lieux, stop-limit et gyrophare, j&#39;enfile mon vieil imper, un ninas dans une main et l&#39;autre en l&#39;air, pour entreprendre un retour en arri&egrave;re. Un flashback c&#39;est le cas de le dire. Point de d&eacute;part d&#39;une &eacute;trange aventure mentale en empruntant les chemins tranquilles du bon sens et ceux plus sinueux de l&rsquo;imagination, car mon intellectus, m&ecirc;me extr&egrave;mement d&eacute;velopp&eacute;, ne r&eacute;soudrait pas l&rsquo;irrationnel qui se d&eacute;roulait en ce moment m&ecirc;me ; l&rsquo;orphelin a disparu au moment de d&eacute;poser le pruneau doux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Donc ce matin, ce beau matin d&#39;hiver ou r&eacute;veill&eacute; par Jojo, le coq noir et blanc de Chantegeau, en vieux saintongeois et occitan m&ecirc;l&eacute;s &ldquo; le coq qui chante &ldquo;, que vers six heures, je pose les deux pieds en m&ecirc;me temps sur le parquet de ch&ecirc;ne brut blanchi fra&icirc;chement pos&eacute;, ayant toujours eu peur de me lever du pied socialobolchevik. Tr&egrave;s mal lun&eacute; quand m&ecirc;me, et c&rsquo;est l&rsquo;cas d&rsquo;le dire, je cherche &agrave; tastons mon coffre de p&eacute;tanque, mes bourres foin, et ainsi &eacute;rotiquement &eacute;quip&eacute; je me glisse vers la salle de bain, parfaitement silencieux et l&eacute;ger comme la libellule pour ne pas marcher sur les r&ecirc;ves de Jos&eacute;phine. La Jo&eacute;phine, dite toutoune rouffionne, les bras ballants hors du lit, flagourn&eacute;e, flapie, &eacute;puis&eacute;e, ext&eacute;nu&eacute;e, an&eacute;antie, moulue, rompue, cass&eacute;e, bris&eacute;e, d&eacute;chiquet&eacute;e, explos&eacute;e, carbonis&eacute;e par les moults et moults assauts guerriers, &eacute;ffroyable sauvage en rut aux yeux &nbsp;exorbit&eacute;s de d&eacute;sirs, sabre au clair et clair de lune auxquels elle a du faire face et parfois pile en cette nuit o&ugrave; la grosse joufflue &eacute;tait pleine. Plus faraud que Jojo, un regard rapide dans la glace, face, profil, trois quart arri&egrave;re d&eacute;hanch&eacute;, pour constater que tout &eacute;tait en place et parfait, que rien n&rsquo;avait chang&eacute;, un &eacute;cartement horizontal et un crisp&eacute; vertical des l&egrave;vres, une goutte d&#39;eau pour les dents sur le doigt bolchevik &eacute;tant droitier et le tour &eacute;tait jou&eacute;. On verrait pour les restes plus tard. Descente de l&rsquo;escalier tout en l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, quelques chass&eacute;s crois&eacute;s en douceur dans le salon en sifflotant &lt;em&gt;chantons sous la pluie&lt;/em&gt; et direction cuisine pour boire un bon... &lt;em&gt;what else&lt;/em&gt;. N&rsquo;&eacute;tant pas un gar&ccedil;on tr&eacute;s bien &eacute;lev&eacute; je n&rsquo;&eacute;coute pas la radio courtoise mais mal pensante matinale comme mes bons ma&icirc;tres Fran&ccedil;ois et Jacques qui n&rsquo;ont que des vilaineries de pens&eacute;es humaines et sages &agrave; dire sur notre si belle d&eacute;mocrassouille. Mon ma&icirc;tre Fran&ccedil;ois, nous y reviendrons plus tard car dix sept ans de complicit&eacute;s se gardent pour le dessert, le caf&eacute; et la poire williamine&nbsp;!&nbsp; Celui ci, c&rsquo;est mon tonton ma&icirc;tre Jacques, que nous retrouverons, ce bon maistre, cultiv&eacute;, intelligent et tr&egrave;s fut&eacute;, toujours sifflottant en triant les poubelles alors que l&rsquo;on se sustente, ramassant tout ce qui tra&icirc;ne, le salopin dans une main et la boutanche dans l&rsquo;autre. Preuves &eacute;videntes de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la station courtoise, mais bon. Moi, n&#39;ayant pas encore atteint ce hau t degr&eacute; de sagesse absolue et ce niveau sup&eacute;rieur de d&eacute;tachement,&nbsp;de qui&eacute;tude,&nbsp;cette ataraxie totale que mon bon v&eacute;n&eacute;rable maistre a, j allume la t&eacute;loche et sur BFMTV en plus ! C&rsquo;est mon petit toc sadomasochiste matinal pour me goinfrer jusqu&#39;au vomi des aff&egrave;teries, des mi&egrave;vreries,&nbsp; des morbidesses et autres conneries que tous ces cons ont pu nous concocter depuis hier. &nbsp; &nbsp; &nbsp;&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Apparemment les petites f&eacute;es Intelligence, Bons sens et Entendement ne sont pas pass&eacute;es dans la nuit ! Les nouvelles sont bonnes et rassurantes : Cop&eacute;, fillon-jupp&eacute;. Jupp&eacute;, fillon-cop&eacute;. Cop&eacute;, jupp&eacute;- fillon. Fillon, cop&eacute;-jupp&eacute;, et j&rsquo;en oublie certainement. La Gr&egrave;ce pleure ses suicid&eacute;s, l&#39;Italie , l&rsquo;Espagne, &nbsp;le Portugal,&nbsp;en col&egrave;re attendent les leurs au bord du gouffre euro-pa&iuml;en. Un b&eacute;b&eacute; est retrouv&eacute; dans un cong&eacute;lateur &agrave; Vienne.&nbsp;On va bient&ocirc;t pouvoir s&rsquo;marier avec son chien ou son aspirateur, Des policiers accus&eacute;s d&rsquo;avoir viol&eacute; une prostitu&eacute;e &agrave; Nice.&nbsp;Moi 20 ans j&#39;ai &eacute;t&eacute; viol&eacute;e 2 fois mais mon combat continue. Moi, &quot;p&eacute;d&eacute; hors milieu&quot;, j&#39;irai &agrave; la manif du 16 d&eacute;cembre. Je suis homosexuel, pas gay, cessez cette confusion ! Pourquoi le sexe est devenu le pire ennemi des salafistes. Ni putes ni soumises en manque de &quot;figurantes&quot;. Libert&eacute; de conscience et mariage gay, et bient&ocirc;t la polygamiee et la zoophylie pour tous. Oui, les femmes aussi regardent du porno, et alors ? Il pleut des bombes sur Gazza, le p&egrave;re julien &agrave; ses poireaux qui ont gel&eacute;s en alsace, Hollande patine dans la s&rsquo;moule, le couscous va augmenter, l&rsquo;ump est dedans. Oua ! c&rsquo;est le pied&nbsp;! on parle ni de la shoah aujourd&rsquo;hui, ni de p&eacute;tain, ni des bachibouzouks. Que de beaux et bons veaux de villes et de biens jolis rats des chants partisans bien bobosocialofranchouilles.... et suivies bien sur des bavasseries habituelles toujours toutes aussi bien pensantes, &lt;em&gt;vous pensez que.. ? mais il serait bon que... ? blabla.. blabla &nbsp;blabla&lt;/em&gt; &lt;em&gt;et si et si et si&lt;/em&gt; ma tante en avait ? et si mon cul ? ah ! tiens j&rsquo;l&rsquo;avais oubli&eacute; celui-l&agrave; depuis trois jours qu&rsquo;il me fait d&eacute;faut. Le fait d&rsquo;y penser me fait pressentir quelques fourmillements et chatouillements dans mes d&eacute;licates terminaisons anales. Le c&ocirc;t&eacute; obscur reprend ses forces, pr&eacute;mices d&rsquo;une &eacute;ruption imminente, comme ces anciens volcans que l&rsquo;on croyait trop vieux. &nbsp;&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Ah ! chouette. Aller, caf&eacute; et dans la foul&eacute;e je fais. Moment passionnant, extr&ecirc;mement vivant, tous les sens en &eacute;moi, l&rsquo;endon&egrave;vre et l&rsquo;&eacute;pin&eacute;vre &agrave; fleur de peau. Fortement concentr&eacute; sur l&rsquo;heureux d&eacute;nouement d&rsquo;une situation bloqu&eacute;e , je me pose en seigneur sur le tr&ocirc;ne tant convoit&eacute; en pensant &agrave; l&rsquo;UMP . Apr&egrave;s ces trois jours de difficult&eacute;s &agrave; exon&eacute;rer, tout fier, d&rsquo;avoir enfin la tarte &agrave; la porte du four, la marmotte qui tape au guichet, la taupe au bord d&rsquo;la motte, la tortue au vasistas, enfin bref le moment tant d&eacute;sir&eacute; est arriv&eacute;, le n&eacute;gro tape aux carreaux, il est temps d&rsquo;aller d&eacute;mouler le cake.&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Aussit&ocirc;t la porte du four entrebaill&eacute;e, aussit&ocirc;t assis en position de tir point&eacute; au Nadir. Les yeux implorants le Z&eacute;nith, je tentais sans rel&acirc;che de trouver la bonne position de l&lsquo;aff&ucirc;t, dandinant du f&ucirc;t, titillant la bouche &agrave; feu, v&eacute;rifiant l&rsquo;&oelig;illeton, tintinnabulant le guidon, les mains agripp&eacute;es aux longerons, la culasse &eacute;cart&eacute;e, l&rsquo;&acirc;me devait s&rsquo;ouvrir, le linguet en berne, il ne manquait que la cordelette, de mise &agrave; feu, le tire feu. J&rsquo;ai bien assimil&eacute; en cet instant et ne ma&icirc;trisant pas la situation, que je n&rsquo;aurais pas du faire mon arm&eacute;e dans le train, qui ne siffle d&rsquo;ailleurs pas, mais dans l&rsquo;artillerie et encore dans celle des tranch&eacute;es et &eacute;mule d&rsquo;&Eacute;mile Rimailho du tir &agrave; la verticale. L&rsquo;heure n&rsquo;&eacute;tait plus aux regrets mais &agrave; l&rsquo;avenir. Je sifflotais alors &lt;em&gt;le pont de la rivi&egrave;re Kwa&iuml; &lt;/em&gt;tout en pensant &agrave; Haroun Tazieff qui suite &agrave; des mesures effectu&eacute;es sur l&rsquo;&eacute;cartement des l&egrave;vres du rift oc&eacute;anique, disait, &lt;em&gt;Si l&#39;ouverture augmente de deux centim&eacute;tres en moyenne par an, il s&#39;agit en r&eacute;alit&eacute; d&#39;une succession d&#39;ouvertures brutales de segments actifs, &agrave; compter en m&egrave;tres sur des espaces de temps de l&#39;ordre de cent ans.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; J&rsquo;en avais des sueurs chaudes &eacute;ruptives, pensez donc cent ans ! Mais je savais aussi qu&rsquo;il avait d&eacute;velopp&eacute; des recherches &lt;em&gt;sur le r&ocirc;le des gaz dans les dynamismes &eacute;ruptifs et qu&rsquo;en cas d&rsquo;absence, le magma au contact de l&rsquo;air pouvait se solidifier&lt;/em&gt;.&nbsp;Cette malheureuse pens&eacute;e vulcanologique entra&icirc;na illico la fermeture presto du conduit de chemin&eacute;e, lieu de transit privil&eacute;gi&eacute; du magma de la chambre vers l&rsquo;orifice de sortie. J&rsquo;&eacute;tais en nage, d&eacute;goulinant de sueurs, &eacute;carlate, l&rsquo;estomac nou&eacute;, le trou du cul stopp&eacute;, bloqu&eacute;, immobilis&eacute;, paralys&eacute;, la peur au ventre. Je me devais de retrouver mon calme et Einstein m&rsquo;y aida en me rem&eacute;morant ce qu&rsquo;il avait dit L&lt;a href=&quot;http://www.linternaute.com/citation/11577/la-peur-est-sans-cause-elle-est-imagination-et-elle-albert-einstein/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color:#000000&quot;&gt;a peur est sans cause. Elle est imagination et elle vous bloque tout comme un piquet peut bloquer une porte. Br&ucirc;lez ce piquet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;color:#000000&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.linternaute.com/citation/11577/la-peur-est-sans-cause-elle-est-imagination-et-elle-albert-einstein/&quot;&gt;&hellip;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;&nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&Ccedil;a allait mieux mais il est marrant lui, falllait-il encore le trouver l&rsquo;piquet !&nbsp;&lt;/big&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faut pas emmerder les vieux,&nbsp;ni les prendre pour des cons !&#8232;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Avant hier soir en allant me coucher, jos&eacute;phine me dit &ldquo; tu as laiss&eacute; allum&eacute; dans la grange.&rdquo; En passant dans la cour pour aller &eacute;teindre, j&rsquo;ai vu qu&#39; il y avait des ombres bizarres &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, en train de me voler mon mat&eacute;riel.&lt;br /&gt;
Je rentrais donc aussit&ocirc;t calmement, h&eacute;sitant un instant entre le fusil au gros sel ou appeler la police. La bonne parole de sainte-m&egrave;re toutoune encore berc&eacute;e par les douces illusions gaucho de son ex, rapporteur du parti socialiste &agrave; la commissouille europ&eacute;enne, parvint &agrave; me faire render raison et &agrave; appeler la polizei.&nbsp;&nbsp;&lt;br /&gt;
- Bonsoir, voil&agrave;,&nbsp; il y a des voleurs &eacute;trangers dans ma grange...&lt;br /&gt;
- Oui, alors qui &ecirc;tes-vous ? que faites-vous ? o&ugrave; habitez vous ? n&eacute; ou ?&nbsp; etc, etc&nbsp; et apr&egrave;s 3 mn de blabla et reblabla&lt;br /&gt;
- Mais je vous dit qu&rsquo;Il y a 5 ou 6 ombres plus ou moins d&rsquo;ethnies &eacute;trang&egrave;res, noirs et ar&hellip;&lt;br /&gt;
- Monsieur, pas de propos racistes, pas d&rsquo;accusation radicale s&rsquo;il vous plait, et d&rsquo;abord quelqu&#39;un s&#39;est-il introduit chez vous ?&#8232;&lt;br /&gt;
&nbsp;- Ben non, mais ils sont cinq ou six en train de me piquer tout mon mat&eacute;riel dans ma grange, ils ont un traffic gris gar&eacute; sous mon ch&ecirc;ne.&lt;br /&gt;
&nbsp;- Bon, oui ! relevez le num&eacute;ro du traffic, toutes nos patrouilles sont occup&eacute;es, alors enfermez-vous chez vous et une d&rsquo;elle passera d&egrave;s qu&#39;on pourra. Et pr&eacute;venez la gendarmerie.&lt;br /&gt;
&nbsp;- Oui, bon bien d&rsquo;accord, okay, mais&hellip;&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; bip bip bip&hellip;&nbsp;J&rsquo;ai attendu 10 minutes et voyant que bient&ocirc;t il ne resterait plus rien &agrave; voler, j&rsquo;ai rappel&eacute; la police.&lt;br /&gt;
- Re-bonsoir, je viens de vous appeler pour des voleurs dans ma cour, dans ma grange &agrave; Chantegeau&lt;br /&gt;
- Oui&hellip;&hellip;..&lt;br /&gt;
- Alors voil&agrave;, ne vous inqui&eacute;tez plus, j&rsquo;ai sorti l&rsquo;fusil et je pense avoir r&eacute;gl&eacute; le probl&egrave;me et paf raccroch&eacute; net...bip bip bip...&lt;br /&gt;
&nbsp;Dans les dix minutes, l&rsquo;estafette&nbsp; de la gendarmerie, 2 voitures de police, un camion de pompiers et le SAMU &eacute;taient l&agrave; et les 6 ombres basan&eacute;es ma&icirc;tris&eacute;es et d&eacute;sarm&eacute;es alors qu&rsquo;elles s&rsquo;enfuyaient. Ouha, Il ne manquait vraiment que l&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;re !&lt;br /&gt;
John Wayne, tr&egrave;s s&eacute;rieux, d&eacute;contract&eacute;, mains dans les poches d&rsquo;un court manteau noir et ses cow-boys en blousons cuir sur adidas &agrave; cagoule, les mains sur le flingo, sont alors venus vers moi.&lt;br /&gt;
- Monsieur Le prince vous avez une arme ?&lt;br /&gt;
- Ben non, vous savez,&nbsp; j&rsquo;suis un vieil intello retrait&eacute; ronchon, que des livres, des rhumatismes, des chats, des poules, des tracteurs, des&lt;br /&gt;
- Pas de fusil alors &hellip;&lt;br /&gt;
-&nbsp; Non, je ne chasse plus et pas encore les nuisibles.&lt;br /&gt;
- Vous savez on a bien cru que vous aviez tir&eacute;, que vous en ayez bless&eacute;s ou abattus !&#8232;&lt;br /&gt;
- Moi, j&rsquo;ai cru que vous n&#39;aviez personne de disponible ?&lt;br /&gt;
L&agrave;, ils sont partis me laissant avec les gendarmes. Paperasses paperasses, &hellip;.caf&eacute;, caf&eacute;&hellip; puis pain, saucissons, rillettes, pat&eacute;s, jambons, fromages, pinards, chinon, saint nicolas, bougueil, caf&eacute;, vieille prune, williamine et vers trois heures du matin, cartes, num&eacute;ros persos. Au cas o&ugrave; ?&nbsp;Ayant tous atteint enfin la position du cafard flytox&eacute; dixit l&rsquo;adjudant, il fallait rentrer au poulailler.&lt;br /&gt;
- Allez&hellip; bonne nuit r&eacute;miche et n&rsquo;h&eacute;sites surtout pas &agrave; appeler, le tout soulign&eacute; d&rsquo;un coup de raclette plus qu&rsquo;irr&eacute;glementaire.&lt;br /&gt;
- okay pas de probl&egrave;me,&nbsp; rentrez bien &hellip;et attention aux contr&ocirc;les&hellip;&lt;br /&gt;
- c&rsquo;est nous l&rsquo;cont&ocirc;le et si on en a un&hellip; on t&rsquo;appele vieux con&hellip; et t&rsquo;oublies pas&hellip; t&rsquo;es oblig&eacute; convoqu&eacute; dimanche onze heures pour le gloutch du d&eacute;part en retraite du Vieux.&lt;br /&gt;
Ben oui ! Faut pas emmerder les vieux cons d&rsquo;anar et les prendre, gare &agrave; vous ! pour des vieux cons boboproutproutgaucho au garde &agrave; vous pour la garde &agrave; vue.&#8232; Ce fut un d&eacute;part en retraite comme il n&rsquo;y en aura certainement plus, quatorze heures de gloutch ou une garde &agrave; vue &agrave; boire sans &ecirc;tre vu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je d&eacute;cidais donc pour m&rsquo;aider &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir sainement de prendre une douche.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Cest &agrave; cet instant qu&rsquo;on frappait &agrave; la porte,&nbsp;b&eacute;nouze aux chevilles, ayant l&rsquo;allure d&rsquo;un homard &eacute;bouillant&eacute; sorti de l&rsquo;eau de cuisson, les pinces balantes, la queue &eacute;crevisse repli&eacute;e sous l&rsquo;abdomen, le telson en berne et les uropodes ratatin&eacute;es, les yeux r&eacute;vuls&eacute;s exorbit&eacute;s, je remettais dare dare tout ce beau monde en situation d&eacute;cente pour accueillir le tambourineur chieur, lui, matinal.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Bonjouuur...&nbsp;Monsieur Le Prince ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Ben oui !&lt;br /&gt;
-&nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Bonjour Marcel Vardin, je suis charg&eacute; par le minist&egrave;re de la sant&eacute; de faire une enqu&ecirc;te de routine sur les personnes qui auront soixante cinq ans cette ann&eacute;e. J&rsquo;aurais un questionnaire &agrave; vous faire remplir, il y&nbsp; en a pour cinq &agrave; dix minutes si vous voulez bien &lt;/em&gt;tout en p&eacute;n&eacute;trant&nbsp; dans la maison sans m&ecirc;me porter son regard de fonctionnaire terreux sur les imposants travaux d&rsquo;embellissement entrepris par ma pomme depuis trois mois. Merde !&lt;br /&gt;
-&nbsp;Bon ben&nbsp;d&rsquo;accord...&nbsp;&lt;/em&gt;ne sachant plus quoi dire et&nbsp;voulant me d&eacute;barasser du mal venu inconvenant incongru le plus vite possible afin de pouvoir tr&eacute;s vite me re-immerger dans mes investigations actuelles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;-&nbsp;Bon alors voil&agrave; en s&rsquo;asseyant, dossiers beigeasses ouverts sur la table et bic bleu ringard cliqu&eacute; en deux mouvements secs pr&ecirc;ts &agrave; l&rsquo;action administrative.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;En refermant la porte je m&rsquo;y reprenais &agrave; deux fois pour &ecirc;tre sur de ne pas avoir r&eacute;v&eacute;. Un superbe 4 x 4 style Range Rover noir pour un petit rond de cuir fonctionnaire releveur d&rsquo;enqu&ecirc;tes, bizarrrrre, &eacute;trange ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Belle voiture c&rsquo;est un Range ?&lt;/em&gt;&nbsp;-&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Oui c&rsquo;est &agrave; un ami, j&rsquo;&eacute;tais en panne ce matin.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Sympa l&rsquo;ami, vous voulez un caf&eacute; ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Non merci, j&rsquo;ai beaucoup de dossiers &agrave; traiter aujoud&rsquo;hui et si je commence &agrave; perdre du temps&hellip;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Non non je peux vous r&eacute;pondre en le faisant.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Bon je veux bien. Alors R&eacute;mi Le Prince n&eacute; le 21 octobre 1948 &agrave; paris 17&egrave;me de Albert Le Prince et Jeanne Trarieux&hellip;.&nbsp; &lt;/em&gt;etc etc.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;C&rsquo;est exact ? &nbsp; &nbsp;&lt;/em&gt;tout &eacute;tait conforme&hellip;.et au centime pr&egrave;s.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Oui oui...&nbsp;&lt;/em&gt;lui criais-je de la cuisine en pr&eacute;parant le caf&eacute; mais un sp&eacute;cial r&eacute;miche pour le ducon qui m&rsquo;en prenait pour un.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Et voil&agrave; voil&agrave;... vous voyez bien... on perd pas de temps.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Il soufflotte sur le noir et l&rsquo;avale d&rsquo;un trait. Ah le con !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Alors&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Monsieur Le Prince&nbsp;avez vous eu des probl&egrave;mes de sant&eacute; ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Non pas jusqu&agrave; ces derniers mois.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ah !&lt;/em&gt;&nbsp;Ah, ah..&nbsp;en passant imm&eacute;diatement &agrave; la page 4 du dit d&eacute;pliant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;et quels sympt&ocirc;mes...?&nbsp;ces derniers mois avez vous donc eu ? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Bof, Ventre dur, constipation, mal au ventre, gargouillis.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ah ah ! oui ?&nbsp;&lt;/em&gt;en passant imm&eacute;diatement &agrave; la page 9&nbsp;du m&ecirc;me dit d&eacute;pliant et en commen&ccedil;ant &agrave; &eacute;cumer, tel un chien hargneux, sur le bord des babines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Et&hellip; coorpooreellemeeent ? en &lt;/em&gt;moussant de plus en plus, image type de la rage du fonctionnaire satisfait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous vous sentez bien ? lui demandais je...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Nooon pas vraiment, j&rsquo;envi de vooomir, le vente enfeu, comme vooou depi un moi ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ah oui mais Moi, j&rsquo;arrive plus &agrave; chier Ducon et je voudrais bien savoir ce&nbsp; qui vous am&egrave;ne vraiment ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;M&eacute; le questionnnn&egrave;re, fo coninnnu&egrave; le questionnaire&nbsp;c&eacute; impoootan...vooou av&eacute;&hellip;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour qui c&rsquo;est important ? pour vous ? ou pour moi ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Mai poou le minist&egrave;&egrave;&egrave;e, pou le gooouvenement...&lt;/em&gt; en gerbant sur la table.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais en quoi moi, petit bonhomme, retrait&eacute;,&nbsp;je peux int&eacute;resser l&rsquo;&eacute;tat ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&nbsp;C&eacute; secret, ulta secquet&hellip; j&rsquo;vooud&eacute; boooire&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Oui je sais, &ccedil;a fait toujours &ccedil;a avec la mort aux rats mais y&rsquo;faut pas emmerder les vieux cons ni les prendre pour des cons. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;V&eacute;ifi&eacute; av&eacute; voou v&eacute;ifi&eacute;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;V&eacute;rifi&eacute; quoi ducon ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Vote anuce.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Quoi mon anus ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;al&eacute; v&eacute;ifi&eacute; et end&eacute; conte.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Le con ! &nbsp;ah le con, le con, aller me regarder le tou d&rsquo;balle le matin au p&rsquo;tit d&eacute;je, &ccedil;a m&rsquo;donne envie d&rsquo;gerber moi aussi, en baissant mon sac &agrave; glorieuse le dos &agrave; la grande glace empire revisit&eacute;e art-d&eacute;co murale, tout en effectuant un&nbsp; travelling avec zoom arri&egrave;re sur la partie concern&eacute;e. J&rsquo;ai recoll&eacute; mon cul trois fois sur la glace en &eacute;cartant bien les jouflues, mis un miroir entre mes cuisses pour une contre expertise et puis les doigts pour v&eacute;rification et confirmation. H&eacute; bien oui, irr&eacute;el, c&#39;est irr&eacute;el !&nbsp;&lt;br /&gt;
Mains oui j&#39; n&rsquo;avais plus de trou du cul !&nbsp;Disparu envoll&eacute; &eacute;vapor&eacute; comme si jamais exist&eacute;, nickel chrome, juste une raie bien propre et bien lisse, comme celle entre deux &eacute;normes t&eacute;tons. Tudieu ! Mais c&rsquo;&eacute;tait quoi cette blague ? cette connerie ? en me pr&eacute;cipitant vers le salon, pantalon bas et casaque noire pour avoir une longue et inexplicable explication avec ducon. Et l&agrave;,&nbsp;comme mon trou, l&rsquo;enrag&eacute; du calbute s&rsquo;&eacute;tait envol&eacute; et le Range rageant, patinait, d&eacute;rapait valsait comme dans les bons polars t&eacute;l&eacute; pour dispara&icirc;tre, lui aussi, dans le halot blanc lointain&nbsp; de l&rsquo;&eacute;troit chemin qui s&rsquo;enfon&ccedil;ait dans les bois bois croisant la 4L du facteur qui s&rsquo;avan&ccedil;ait vers moi.&nbsp;Juste le temps encore une fois de remonter tout le boksifflard et de remettre les choses en place qu&rsquo;il amor&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; son deuxi&egrave;me t&ecirc;te &agrave; queue &agrave; mes pieds.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Salut les jeun&rsquo;s&lt;/em&gt; en passant t&ecirc;te et catogan imposant par la vitre cass&eacute;e de ce qu&rsquo;il restait de&nbsp;porti&egrave;re.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Salut Thierry t&rsquo;as le temps ? &lt;/em&gt;code secret qui veut dire tu bois un coup.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pas trop t&rsquo;as vu j&rsquo;ai un constat &agrave; faire, y&rsquo;a un con bourr&eacute; qui vient de m&rsquo;&eacute;raffler sans s&rsquo;arr&ecirc;ter... mais j&rsquo;ai relev&eacute; son num&eacute;ro, l&rsquo;enfoir&eacute;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&ccedil;a serait pas comme&nbsp;un gros Range noir ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ouai et y roulait comme un con, compl&eacute;tement &nbsp;bourr&eacute;, &agrave; fond la caisse, ah tu l&rsquo;as vu ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Aller viens, rentre, un caf&eacute;, un ros&eacute;, un blanc, un rouge, un 51 ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Commence par un caf&eacute;, j&rsquo;appelle steff. &lt;/em&gt;code secret qui veut dire St&eacute;phane, notre capitaine de la gendarmerie de Richelieu&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Gendarmerie de Richelieu j&rsquo;&eacute;coute ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ah c&rsquo;est Violette, c&rsquo;est Thierry, tu peux me passer Steff ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;B&eacute; non il sont en mission,&nbsp;&lt;/em&gt;code secret qui veut dire, ils se balladent,&nbsp;&lt;em&gt;tu&nbsp;&lt;em&gt;l&rsquo;appeles sur son portable.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Okay merci ma belle, bises.&#8203;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Allo Steff, c&rsquo;est Thierry, j&rsquo;suis chez R&eacute;mi, tu peux venir, puisque t&rsquo;es dans l&rsquo;coin. Et Steff, rien de grave. &lt;/em&gt;code secret qui veut dire j&rsquo;suis dans la merde !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;............&nbsp;on arrive.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Vraiment la matin&eacute;e d&eacute;marrait sur les chapeaux d&rsquo;roues, comme le traffic bleu-Marine &agrave; antennes et girophare &eacute;teint qui stoppait dans ma cour, un vrai parking de fonctionnaires.&lt;br /&gt;
Je remettais du bois dans l&rsquo;&acirc;tre, sortais les verres du placard, quand on entendit comme un essain de frelons dans la chemin&eacute;e. Merde merde y&rsquo;a l&rsquo;feu dans la chemin&eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Thierry regardes la chemin&eacute;e dehors &ccedil;a fume ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&nbsp; y&rsquo;a des flammes&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non mais &ccedil;a fume noir, tu d&eacute;calamines ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Arr&ecirc;tes tes conneries passe moi une serpill&egrave;re&nbsp;humide que j&rsquo;bouche l&rsquo;entr&eacute;e du tuyau.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Et c&rsquo;est pour &ccedil;a que vous m&rsquo;applez les filles ?&nbsp;&lt;/em&gt;Steff en rentrant dans la maison&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;&nbsp;merde faites chier, Jean appelle les pompiers.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Ah b&eacute;&nbsp; voil&agrave; il manquait plus qu&rsquo;ceux l&agrave; dans ma cour pensais-je en me br&ucirc;lant les pognes pour d&eacute;gager b&ucirc;ches et braises du foyer afin de boucher ce putain de tuyau de chemin&eacute;e d&rsquo;o&ugrave; tombaient de longues chipses incandescentes et c&rsquo;&eacute;tait poutant pas l&rsquo;heure d&rsquo;l&rsquo;app&eacute;ro&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Voil&agrave; l&rsquo;trou d&rsquo;bouch&eacute;&hellip; &ccedil;a fera deux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pourquoi deux ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;demanda Steff&nbsp; en s&rsquo;asseyant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Plus tard Steff s&rsquo;il te plait, pour l&rsquo;instant c&rsquo;est Thierry qui a besoin de toi pour retrouver le mec qui lui a bousill&eacute; sa bagnole.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Oui j&rsquo;ai vu que tout son cot&eacute; gauche avait&nbsp;d&lt;em&gt;&eacute;gust&eacute;, et alors ?&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Alors ! le con qui m&rsquo;a fait &ccedil;a y&rsquo;a &agrave; peine dix &lt;em&gt;minutes s&rsquo;est tir&eacute; sans s&rsquo;arr&ecirc;ter mais j&rsquo;ai son num&eacute;ro de bagnole tiens.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pierre pendant que Jean voit avec les pompiers&nbsp;&lt;em&gt;trouves moi qui c&rsquo;est ce mal-appris et appelles&nbsp;&nbsp;Violette pour un AVP &agrave; 10H en CEI sur la RC7 Razines Marmande P34 C52 en CRTCHO et que Mathieu appelle Guy &agrave; Chatellerault, qu&rsquo;il remonte vers nous, puisqu&rsquo;il descend vers eux&hellip;.! Ouai bon ! t&#39;as compris et magnez vous l&rsquo;cul, bordel de merde stoppez moi ce con avant qui ait d&#39;autres conneries de faites bordel j&#39;ai mes beaux parents a bouffer ce soir !&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Donc se sera un cendrillon pour tout le monde ! &nbsp;&lt;/em&gt;en d&eacute;bouchant le nectar, un m&eacute;lange de sauvignon et de chardonnay avec des notes d&#39;agrumes et de p&ecirc;ches blanches, un splendide blanc du domaine de la Garreli&egrave;re, propri&eacute;t&eacute; de notre pote Fran&ccedil;ois le magnifique, notre vigneron alchimique &eacute;sot&eacute;rique bio, mon voisin et mon ami le plus proche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Merveille ! l&rsquo;&eacute;norme camion rouge &eacute;ticellant avec une superbe grande &eacute;chelle une EPAMC&nbsp; ! oui une &eacute;chelle pivotante automatique &agrave; mouvements combin&eacute;s, tant d&eacute;sir&eacute; dans mon enfance &eacute;tait l&agrave; et reculait lentement dans la cour. Les casques verts fluo sans pr&eacute;cipitation s&rsquo;avan&ccedil;aient vers nous.&lt;br /&gt;
-&nbsp;&lt;em&gt;Salut Georges, salut Steff, &ccedil;a va Jean, salut&lt;/em&gt;&nbsp;&lt;em&gt;germain, toi aussi t&rsquo;es l&agrave; Pierre, comment va&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Fernand, et toi Lucien, bien Jacquo et toi nono, t&rsquo;es l&agrave; toi, pas encore en r&rsquo;traite ? et toi Andr&eacute;, salut Luc et toi Marc, salut Simon, ah mon Jacques, &ccedil;a va toi Thomas, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- H&eacute; ho ! les guignolles &ccedil;a va durer longtemps les mondanit&eacute;s et les papouilles vous attendez qu&rsquo;&ccedil;a&lt;/em&gt;&nbsp;&lt;em&gt;br&ucirc;le partout.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Olala le R&eacute;miche ! mais n&#39;&eacute;tait mal lun&eacute;, n&rsquo;avait pas fait son caca c&rsquo;matin ? &ccedil;a va y&rsquo;a pas l&rsquo;feu &lt;/em&gt;!&nbsp;accompagn&eacute; bien sur par un encha&icirc;nement d&rsquo;expirations saccad&eacute;es accompagn&eacute; de vocalisations inarticul&eacute;es plus ou moins bruyantes, dites rigolades &agrave; intonations plus ou moins grasses. En dix minutes Chantegeau &eacute;tait devenu un D&eacute;cor de no&euml;l pour Playmobils. Pompiers sur &eacute;chelle, sur chemin&eacute;e, camions, tuyaux, estafette, gendarmes au t&eacute;l&eacute;phone, &agrave; l&rsquo;ordinateur, 4L de la poste, Thierry, Steff, Georges et moi attabl&eacute;s le verre &agrave; la main et Cendrillon envol&eacute;e.&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Les mouches ont pied R&eacute;miche&lt;/em&gt;, d&eacute;clara steff en posant son verre vide devant lui. Mais Cendrillon&nbsp;revenait sans cesse comme attir&eacute;e par tous ces princes charmants. &Agrave; onze heures quarante cinq tout &eacute;tait pli&eacute;, rang&eacute;, nettoy&eacute; et j&rsquo;en connaissais quatre autres qui l&rsquo;&eacute;taient presque. Je surveillais dans le four la cuisson des confits tout en remuant les po&ecirc;l&eacute;es de pommes sarladaises, de c&eacute;pes et de girolles, pendant que Thierry mettait&nbsp; dix sept couverts apr&eacute;s avoir rallong&eacute; la table avec une des civi&egrave;res plates des pompiers. Steff r&eacute;veillait Cendillon et ouvrait&nbsp; du Cinabre, la magie rouge de Fran&ccedil;ois, et chacun s&rsquo;installait gaiement en bavardant gentiment autour de la table. C&rsquo;est &agrave; cet instant qu&rsquo;un deuxi&egrave;me fourgon bleu &agrave; antennes et imm&eacute;diatement suivi d&rsquo;un Range noir firent une entr&eacute;e silencieuse dans la cour venant se garrer dans l&rsquo;alignement improvis&eacute;, limite r&eacute;glementaire. Dans ma cour !&lt;br /&gt;
Steff s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; dirig&eacute; vers les nouveaux playmobiles.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Ah Guy bravo tu l&rsquo;a serr&eacute; le con.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Ah merde, ils avaient ramen&eacute; ducon chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Ouai et il est pas beau &agrave; voir, il en tient une carabin&eacute;e, ,il est tout noir violet&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Un black ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Non mais sacr&eacute;ment malade, il &eacute;cume et me fait d&rsquo;ces queues de renard dans l&rsquo;fourgon, &ccedil;a ch&rsquo;lingue. Y faut qu&rsquo;on boive un coup.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Salut les gars&lt;/em&gt;. &agrave; la cantonade.&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;R&eacute;miche, voil&agrave; le lieutenant Guy, l&rsquo;adjudant Jo et Momo de Chatellerault.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Ravi, Thierry tu rajoutes 3 couverts et des verres, Steff tu les abreuve, j&rsquo;am&egrave;ne les pat&eacute;s.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Je tournais en rond dans le carr&eacute;, putain de merde, ducon y va cafter. Quel con ce Thierry c&rsquo;&eacute;tait pas son heure &agrave; &ecirc;tre l&agrave; si t&ocirc;t aussi, tout &ccedil;a c&rsquo;est sa faute. Quel bordel ! et ducon y pouvait pas aller crever plus loin. Bon on verra plus tard. Ce ne fut que vers dix huit heures apr&egrave;s un court rompchi pour certains que momo s&rsquo;inqui&eacute;ta de ducon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;il est couch&eacute; et Georges l&rsquo;a oscult&eacute;, y dort chef.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Bon tant qui dort il emmerde personne, &ccedil;a va &ecirc;tre l&rsquo;heur d&rsquo;l&rsquo;app&eacute;ro.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Sortez les b&acirc;ches les gars, &ccedil;a va jaffer sur les poussins, hurlait Georges &agrave; ses sapeurs, comme s&rsquo;il partait au feu.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Pourtant aucun signe n&rsquo;indiquait qu&rsquo;iI risquait de pleuvoir et je n&rsquo;avais plus de poussin depuis qu&rsquo;une jolie renarde les avait adopt&eacute;s. Je regardais les combatants du feu s&rsquo;agitaient, sortir les lances, les pelles, les coffres, les b&acirc;ches jaunes et tout au fond les bouteilles de 51, de chinons et de bougueils, pour l&rsquo;eau et la jaffe ils comptaient sur moi.&lt;br /&gt;
Profitant de ce moment de pr&eacute;paratifs festifs, de calme avant que s&rsquo;installent la nuit, la tabl&eacute;e et les paroissiens du sacro saint calice, les fid&egrave;les de la divine boutanche,&nbsp; Steff et Guy en profitaient pour inspecter le Range, et retrouvaient &eacute;videmment la peinture jaune de la Poste le long des porti&egrave;res. Coffre, si&egrave;ges arri&egrave;res si&egrave;ges avants, bo&icirc;te &agrave; gants, tableau de bord dessus dessous, moteur et reviennaient avec l&rsquo;attach&eacute; caisse noir du d&eacute;nom&eacute; ducon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul style=&quot;list-style-type:square&quot;&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Momo va voir sur les clefs de la voiture ou dans ces poches il doit y avoir les clefs de la valise.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Chef, j&rsquo;ai trouv&eacute; &ccedil;a sur la moquette en ramenant la voiture tout &agrave; l&rsquo;heure...&lt;/em&gt; en agitant un&nbsp;plastique contenant un trousseau de clefs.&nbsp;Chaussant ses gants de chirurgie, Steff trouva imm&eacute;diatement le c&eacute;same ad&eacute;quat&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Bingo ! &nbsp;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
	Mais il n&#39;y a rien&nbsp;!&nbsp;Ouah !&nbsp;pas de papiers, pas de dossiers, pas de flingue, pensais-je tout bas, non rien, nada, peau d&rsquo;balle, que dalle, wallou il n&rsquo;y avait rien.&lt;br /&gt;
	Et &ccedil;a me rappellait quelque chose ! &hellip;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pas de papiers, pas de carte grise, pas de&lt;em&gt;&nbsp;dossiers pas de cigarette, pas d&rsquo;objets, pas d&rsquo;stylo, un attach&eacute; caisse vide ferm&eacute; &agrave; clef, on a rien, mais c&rsquo;est quoi ce mec&lt;/em&gt; &lt;em&gt;?&nbsp; Bon on verra &ccedil;a tout &agrave; l&rsquo;heure, fais p&eacute;ter le jaune.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
	&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Quand m&ecirc;me ! t&rsquo;imagines &ccedil;a toi ? pas de&nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;papiers, pas d&rsquo;portable,&nbsp; pas d&rsquo;permis, pas d&rsquo; carte grise, avec un Range comme &ccedil;a ! et pas d&rsquo;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;dossiers, pas d&rsquo;cigarette, pas d&rsquo;biquet, pas d&rsquo;objets, pas d&rsquo;stylo, un attach&eacute; caisse vide ferm&eacute; &agrave; clef, on a rien, on sait rien, mais c&rsquo;est quoi ce mec&lt;/em&gt; &lt;em&gt;? Aller &agrave; la maison, aller GO les gars. Salut Georges, bravo et merci Guy, salut &agrave; tous, faites gaffe &agrave; vous, Thierry tu nous rejoins, merci &agrave; toi r&eacute;miche, on s&rsquo;appelle.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Aux revoirs et aux revoirs, serrages de pognes, accolades, tapotages sur l&rsquo;&eacute;paule, trois fois, dix fois, dans l&rsquo;dos, embrassades d&rsquo;hommes c&rsquo;&eacute;tait une vraie manif pour le mariage &agrave; deux heures du matin. Ici on n&rsquo;est pas &agrave; Paris, une alerte, un incident, &ccedil;a s&rsquo;arrose car on s&rsquo;verra pt&rsquo;&ecirc;tre pas avant le prochain solstice que l&rsquo;on f&ecirc;te tous ensemble, les villages proches r&eacute;unis, o&ugrave; chacun am&egrave;ne ce qu&rsquo;il veut autour d&rsquo;un gigantesque feu. &nbsp;&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je n&rsquo;avais pas encore tout compris des d&eacute;sillusions.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Vous savez, ce sentiment ressenti lorsque les post&eacute;rieurs sp&eacute;cieux, ne co&iuml;ncident pas avec les visages qui se retournent.&lt;br /&gt;
Il faut dire qu&rsquo;avec celle-l&agrave;, j&rsquo;&eacute;tais g&acirc;t&eacute;. Une vraie chiburn&eacute;e du fifrelin avec le charisme d&rsquo;une bouchot et l&rsquo;&eacute;loquence d&rsquo;un bulot. Ah &ccedil;a, y&rsquo;avait pas la lumi&egrave;re &agrave; tous les &eacute;tages, seulement du gaz &agrave; tous les paliers, la vache ! Elle avait ouvert la fen&ecirc;tre mais en toute &eacute;vidence plus de braguettes que de dictionnaires. J&rsquo;&eacute;tais tr&egrave;s attir&eacute; &agrave; cette &eacute;poque par les ph&eacute;nom&egrave;nes &eacute;lectriques, les &eacute;tincelles, les raccords au r&eacute;seau, les douilles, les ampoules, la tension entre les phases me passionnaient. Vu qu&rsquo;elle avait constamment l&rsquo;abat jour au ras de la lampe, je n&rsquo;en &eacute;tais que plus attentif et avec un culot frisant le toupet, je fus imm&eacute;diatement int&eacute;ress&eacute;, par son syst&egrave;me de mise en circuit. Apr&egrave;s une bonne fricass&eacute;e de museaux bien servie, les pinces &agrave; d&eacute;nuder en action, j&rsquo;avan&ccedil;ais lentement la rallonge, la fiche de connexion bien en main pour un enfichage de phase en direct&nbsp; et cr&eacute;er un va et vient&hellip; J&rsquo;aurais du me m&eacute;fier car avec la bouche qu&rsquo;elle avait elle ne risquait pas de tomber enceinte&hellip;. Oui, j&rsquo;&eacute;tais tomb&eacute; sur une effr&eacute;n&eacute;e d&rsquo;la merguez, une scrupuleuse du scorson&egrave;re, une m&eacute;ticuleuse de la tartine, une consciencieuse du goupillon, une adepte de la vis sans fin, une vaginique bloqu&eacute;e de la touffe. V&eacute;tillant sans cesse, genre poule qui a pondu un oursin, chipoteuse qui ne laisse pas le temps de te tricoter des cache-nez en poils de&nbsp;fris&eacute;e, une pinailleuse de la tonte bio, fa&ccedil;on green british mais tea for two.&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Pas touche&lt;/em&gt;&nbsp;! me dit-elle apr&egrave;s une remont&eacute;e en catastrophe d&rsquo;apn&eacute;e &agrave; poids variable en tirant d&rsquo;un coup sec sur la gueuse.&lt;br /&gt;
&nbsp;- &lt;em&gt;Ouha ! Ok, ok&lt;/em&gt; &ldquo;&lt;br /&gt;
De la m&ecirc;me fa&ccedil;on que Copernic a montr&eacute; que la terre tournait autour du soleil et non l&#39;inverse, Kant affirme que le&nbsp;centre&nbsp;de la connaissance est le sujet connaissant et non une r&eacute;alit&eacute; ext&eacute;rieure par rapport &agrave; laquelle nous serions simplement passifs.&nbsp;Oua&nbsp;! balaise, ce n&#39;est donc plus l&#39;objet qui oblige le sujet &agrave; se conformer &agrave; ses r&egrave;gles, c&#39;est le sujet qui donne les siennes &agrave; l&#39;objet pour le conna&icirc;tre. Ceci a pour cons&eacute;quence imm&eacute;diate que nous ne pouvons pas conna&icirc;tre la r&eacute;alit&eacute; en soi, dite noum&eacute;nale, mais seulement la r&eacute;alit&eacute; telle qu&#39;elle nous appara&icirc;t sous la forme d&#39;un objet, ou d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne.&nbsp;Et quelle ph&eacute;nom&egrave;ne&nbsp;!&lt;br /&gt;
Ayant vu dans la semaine, le dernier tango &agrave; paris&hellip; puisque j&rsquo;ai pas eu droit &agrave; Pimprenelle ! je cherche le p&rsquo;tit Nicolas. Et Paf ! itou, pas question de lui effleurer la capsule et encore moins de lui passer le fondant sur la rondelle. Un chouia d&eacute;&ccedil;u, l&rsquo;&eacute;cume aux l&egrave;vres, je me conforme donc &agrave; Kant et &agrave; cette unit&eacute; de mesure du silence qu&rsquo;est la pipe en d&eacute;clamant Vigny &ldquo; &lt;em&gt;Fais &eacute;nergiquement ta longue et lourde t&acirc;che, dans la voie o&ugrave; le sort a voulu t&#39;appeler&lt;/em&gt; &ldquo;. &nbsp;J&rsquo;ai voulu vivre totalement ce moment de d&eacute;sir des sens du k&#257;ma-ta&#7751;h&#257;, ce d&eacute;sir du vouloir-vivre&nbsp; du bhava-ta&#7751;h&#257; et ce d&eacute;sir d&#39;annihilation du vibhava-ta&#7751;h&#257; pour atteindre enfin le nirvanh&#257;. Niet, nada, y&rsquo;a pas &agrave; dire mais quand t&#39;as les burnes enfl&eacute;es, le spirituel, il perd sa force. Je d&eacute;cide donc de lire &ldquo; l&rsquo;introduction &agrave; la ma&iuml;eutique &ldquo;&nbsp; attribu&eacute;e &agrave; Socrate, qui fait r&eacute;f&eacute;rence au Th&eacute;&eacute;t&egrave;te de Platon, au sens de faire accoucher. C&rsquo;est fou et surprenant comme dans un pr&eacute;sent gnomique, si proche de l&rsquo;ataraxie, je ne trouve que des id&eacute;es et des r&eacute;f&eacute;rents m&eacute;taphoriques&nbsp;proches de l&rsquo;action en cours. Le ciment des fondements illusions-d&eacute;sillusions &eacute;tant acquis, je pouvais d&eacute;sormais en toutes libert&eacute;s me livrer &agrave; toutes exp&eacute;riences p&eacute;rilleuses sans avoir de regrets, voir de remords. L&rsquo;exp&eacute;rience disait Aristote est le point de d&eacute;part de toute connaissance et nous apporte donc un v&eacute;ritable savoir. OH oui&nbsp;! oh oui&nbsp;! j&rsquo;adore. &rsquo;&rsquo; &lt;em&gt;Mais suffit-elle &agrave; rendre compte enti&egrave;rement de celles-ci ?&lt;/em&gt;&nbsp;&lsquo;&rsquo; a r&eacute;pondu bien plus tard, l&rsquo;autre albosh rigoriste, toujours aussi dr&ocirc;le de Kant. Quand &agrave; elle&nbsp;? elle pense toujours pas, elle fait&nbsp;! , compagnonne du devoir, elle oeuvre. Elle me gamahuche sereinement le beaupr&eacute; avec une exp&eacute;rience digne d&rsquo;Aristote, et la T&eacute;t&eacute;te de Mimi, pas celle de Platon, n&rsquo;a pas tard&eacute;e &agrave; gourmicher, sans douleur. Preuve que la ma&iuml;eutique &agrave; du bon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align:center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;PRET POUR L&rsquo;ENVOL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;Apr&egrave;s cette imb&eacute;cile longue p&eacute;riode de d&eacute;couverte et d&rsquo;apprivoisement du canari en cage dite de l&rsquo;adolescence, l&rsquo;oiseau &eacute;tant fin pr&ecirc;t et devenu rapace, je d&eacute;cidais donc de giboyer sans plus attendre. Il &eacute;tant temps pour moi d&rsquo;approfondir mes connaissances et d&eacute;cidais de m&rsquo;enqu&eacute;rir du mat&eacute;riel ad&eacute;quat, des exemplaires n&eacute;cessaires et indispensables &agrave; parfaire mon &eacute;ducation. Tel un fauve en chasse, tous sens en alerte, tous muscles tendus, silencieux, f&eacute;lin, pr&egrave;s &agrave; bondir, je parcourais d&rsquo;un regard Clint- Eastwoodien le terrain de chasse fort giboyeux&nbsp;des terrasses de caf&eacute; du boulevard Montparnasse. Le soleil dorait l&rsquo;asphalte fra&icirc;chement mouill&eacute;, trottoirs et vitrines, tout &eacute;tait d&rsquo;or patin&eacute;. Il y avait comme de coutume l&rsquo;agit&eacute; du bocal, ses mains sales constell&eacute;es de vieux restes de croissant plongeant dans un grand cr&egrave;me gluant qui me donnaient la naus&eacute;e avant l&rsquo;heure. J&rsquo;ai eu envie de gerber en l&rsquo;ayant vu, je ne l&rsquo;ai fait que beaucoup plus tard, en l&rsquo;ayant lu. Mais il avait raison, l&rsquo;enfer c&rsquo;est bien les autres. Tous ces autres&hellip;. sauf bien s&ucirc;r les amis, sauf ceux qui partagent nos m&ecirc;mes id&eacute;es, nos m&ecirc;mes valeurs, nos m&ecirc;mes convictions, sauf ceux qui favorisent et am&eacute;liorent notre bien-&ecirc;tre. Sauf ceux qui nous soignent, nous gu&eacute;rissent, nous flattent et ceux qui nous donnent du plaisir. C&rsquo;est compliqu&eacute; l&rsquo;&ecirc;tre humain. &Ccedil;a veut toujours la tartine de l&rsquo;autre, les pompes, les frigues, la voiture, le chien, le chat, la maison, la femme de l&rsquo;autre. Mais c&rsquo;est &agrave; cause, ou gr&acirc;ce &agrave; cette complexit&eacute;, que je n&rsquo;ai jamais eu de difficult&eacute;s majeures pour devenir un redoutable braconnier. Alors, magnifique, cheveux au vent qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas, boh&egrave;me, artiste, r&ecirc;veur, po&ecirc;te, je m&rsquo;inventais, je vagabondais, non je cheminais car avec des id&eacute;es en t&ecirc;te et des sentiments plein le Coeur, on chemine ! Je m&rsquo;acheminais donc vers mon destin, qui &eacute;tait l&agrave;, entre deux &eacute;tablissements de renom, l&eacute;g&eacute;rement en retrait, rejet&eacute;e en arri&egrave;re se donnant au soleil, elle lisait ! J&rsquo;ai su imm&eacute;diatement qu&rsquo;elle serait le premier exemplaire de l&rsquo;importante collection &agrave; venir, qui devait r&eacute;unir des &eacute;ditions limit&eacute;es prestigieuses de r&eacute;f&eacute;rence que je me devais absolument de conna&icirc;tre et de d&eacute;tenir. Celle-ci avait au moins ouvert un livre. un Ch&acirc;teaubriant, merde, aie, je suis totalement inculte sur le sujet, mais bon, plus facile qu&rsquo;Anaximandre ou Emp&eacute;docle d&rsquo;agrigente. C&rsquo;est donc une romantique, il faut l&rsquo;&eacute;mouvoir, la surprendre, innover, lui faire entrevoir ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas d&eacute;j&agrave; ressenti. Allez GO&nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:20px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;Je me plante droit devant en la contemplant, l&rsquo;admirant comme une peinture du Louvre ou plut&ocirc;t comme lamartine l&rsquo;a fait avec son lac. Secouant d&eacute;licieusement sa chevelure ambr&eacute;e, ses yeux gris bleus abandonnent langoureusemment Ch&acirc;teaubriant en une lente contre-plong&eacute;e pour se fondrent imm&eacute;diatement dans les miens &eacute;merveill&eacute;s. Le temps s&rsquo;arr&ecirc;te, elle attend, les l&eacute;vres entrouvertes, une phrase, des mots et la d&eacute;gustant savoureusement, je les lui offre comme ils viennent.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Le &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=peril&quot;&gt;p&eacute;ril&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; s&rsquo;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=evanouit&quot;&gt;&eacute;vanouit&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; quand on &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=ose&quot;&gt;ose&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; le regarder en face, disait Ch&acirc;teaubriant&hellip;&hellip;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- C&rsquo;est effectivement ce qu&rsquo;il dit, je viens de le lire il y a quelques pages &hellip;.&nbsp;&nbsp; Et pour vous, je suis un p&eacute;ril ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Oh certes, oui, bien s&ucirc;r immense&hellip; et plus le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;p&eacute;ril&lt;/em&gt;&lt;em&gt; est &lt;/em&gt;&lt;em&gt;grand&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, plus &lt;/em&gt;&lt;em&gt;doux&lt;/em&gt;&lt;em&gt; en est le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;fruit&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&nbsp;disait Corneille&hellip;.. car tant que mon &lt;/em&gt;&lt;em&gt;coeur&lt;/em&gt; &lt;em&gt;conserve&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ra ces merveilleux &lt;/em&gt;&lt;em&gt;souvenirs&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, mon &lt;/em&gt;&lt;em&gt;esprit&lt;/em&gt; &lt;em&gt;garde&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ra ses folles &lt;/em&gt;&lt;em&gt;illusions&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&hellip;&nbsp;&nbsp; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- D&eacute;cidement vous citez beaucoup. Vous r&eacute;p&eacute;tez une pi&egrave;ce ? un num&eacute;ro peut-&ecirc;tre ? une camera cach&eacute;e ?&nbsp; &agrave; moins que ce ne soit un banal pari entre &eacute;tudiants. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Oh, non, Non non, pas du tout&hellip; uniquement le d&eacute;sir, le plaisir du moment, la contemplation sublim&eacute;e, admirer le ciel, la voie lact&eacute;e, vous, et tenter, oser l&rsquo;instant magique o&ugrave; tout s&rsquo;arr&ecirc;te, se confond, se transmute, s&rsquo;unit sans avidit&eacute; de possession, sans convoitises de vouloirs. Et puis la dissociation, l&rsquo;abandon o&ugrave; chacun reprend le chemin de sa vie. C&rsquo;est tr&eacute;s simple et je vous remercie pour cet instant d&rsquo;&eacute;ternit&eacute; partag&eacute;. Voil&agrave;, c&rsquo;est juste pour quelques souvenirs exceptionnels un peu fous et ils n&rsquo;en sont que plus beaux si on les invente soi-m&ecirc;me.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Les revers de l&rsquo;espoir peut-&ecirc;tre&hellip;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Et sans attendre de r&eacute;ponse, je me dirige in campo &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;estaminet, m&rsquo;assied &agrave; la premi&egrave;re table venue et commen&ccedil;e &agrave; griffonner en commandant un caf&eacute;. J&rsquo;&eacute;tais conquis, elle m&rsquo;avait totalement subjugu&eacute;, envout&eacute; en quelques secondes. Plus j&rsquo;&eacute;tais sous le charme, plus le plaisir grandissait, plus je sentais le bohneur m&rsquo;envahir. La t&ecirc;te enflam&eacute;e, submerg&eacute;e d&rsquo;icones entrain&eacute;es en un tourbillant incessant, de l&egrave;vres, de cheveux, d&rsquo;yeux, de mains, de nuque, toute une multitude de mosa&iuml;que d&rsquo;images d&rsquo;elle qui m&rsquo;embrasaient pleinement, qui fusaient, s&rsquo;entrechoquaient, r&eacute;velant des milliers d&rsquo;emmerveillements d&rsquo;imaginaires . Mon coeur br&ucirc;lant, exalt&eacute;, semblait vouloir s&rsquo;enfuir de sa prison corporelle, lib&eacute;rant en mes veines une distillation fluide et continue d&rsquo;une essence rare, un suc divin, l&rsquo;amour ! je ne pouvais que l&rsquo;admirer silencieusement. Partirait-elle comme &ccedil;a, normalement ? b&ecirc;tement ? sans rien dire ?&lt;br /&gt;
Caf&eacute;s apr&egrave;s caf&eacute;s, la tr&egrave;s chic et adorable sophistiqu&eacute;e tenanci&egrave;re bourgeoise des lieux me servait tr&egrave;s tr&egrave;s gentillement, les l&egrave;vres ourl&eacute;es abondamment rougies au raisin incomparable de Chanel, ongles superbes assortis, des yeux lumineux aux cils noirs immenses bleuis jusqu&rsquo;aux sourcils soulign&eacute;s d&rsquo;un trait s&rsquo;effilant &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me, elle sentait l&rsquo;envie folle de s&rsquo;encanailler.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- C&rsquo;est avec plaisir&lt;/em&gt;. Mais j&rsquo;&eacute;tais trop accapar&eacute; par Madame Ch&acirc;teaubriant pour r&eacute;pondre &agrave; ses tr&egrave;s savoureuses avances.&lt;br /&gt;
J&rsquo;&eacute;chafaudais milles possibilit&eacute;s de r&ecirc;ves et d&rsquo;espoirs dans les heures qui pass&egrave;rent si vite que le soleil ne dorait plus l&rsquo;asphalte, trottoirs et vitrines &eacute;taient redevenus gris. Les lumi&egrave;res de la nuit r&eacute;v&eacute;laient tout &agrave; coup les v&eacute;rit&eacute;s du jour que le soleil cachait. Hesperos apparaissait. Il &eacute;tait vingt heures &agrave; l&rsquo;immense horloge glauque et noire du boulevard Montparnasse .&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Vous aimeriez qu&rsquo;on en parle&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;-Oh elle n&rsquo;est pas tr&egrave;s int&eacute;ressante, style n&eacute;o-classique revisit&eacute;, sans g&eacute;nie et sans &acirc;me, d&eacute;pourvue d&rsquo;espoir. Ce n&rsquo;est que le poteau indicateur du temps rationnel Chronos destin&eacute; &agrave; une fonction pr&eacute;cise, comme le plupart des gens malheureusement et je pr&eacute;f&egrave;re le temps Kairos, celui qui ne se mesure pas, celui de mes r&ecirc;ves de vie, pas d&rsquo;outre-tombe, celui de mes illusions m&ecirc;mes si elles sont perdues. R&eacute;pondis-je machinalement sans me retourner.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Les revers de l&rsquo;espoir peut-&ecirc;tre&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Elle &eacute;tait l&agrave; !&nbsp;Plant&eacute;e derri&egrave;re moi, elle d&eacute;posa avant m&ecirc;me que je me retourne le Ch&acirc;teaubriant sur la table et disparue sur le boulevard. Debout idiot, je la cherchais partout du regard et attrist&eacute; me rassis en ouvrant les m&eacute;moires d&rsquo;outre tombe &agrave; la page une.&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;em&gt;Depuis notre rencontre furtive nous n&rsquo;avons pu &eacute;changer ni espoirs, ni illusions. J&rsquo;aimerai que nous puissions le faire. Je n&rsquo;ai pas vu le temps passer.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&Agrave; demain . &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mich&egrave;le.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Oua&nbsp;! Demain. Mais quand&nbsp;? peut importe j&rsquo;y serais &agrave; l&rsquo;ouverture et Il ne me restait que la nuit pour tenter de lire les m&eacute;moires d&rsquo;outre-tombe. Je suis rest&eacute; interdit lorsque Andr&eacute;, mon vieux ma&icirc;tre libraire de la rue de cherche midi me demanda si je voulait vraiment les 42 tomes d&rsquo;un coup. Je lui r&eacute;pondit que j&rsquo;avais end&eacute;ans jusqu&#39;&agrave; demain midi pour survoler l&rsquo;&oelig;uvre mais que je poss&eacute;dait d&eacute;j&agrave; le tome essentiel, fortement press&eacute; sous mon bras bolchevique et que j&rsquo;&eacute;treignais sur mon c&oelig;ur. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il fou &agrave; sinistra d&rsquo;ailleurs, celui-l&agrave;. Il me conseilla un petit ouvrage qui contenait un r&eacute;sum&eacute; et l&rsquo;analyse du texte en attendant.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Et calme-toi t&rsquo;es excit&eacute; comme un boisseau de puces, pose-toi qu&rsquo;on en parle. Aller un coup de Byrrh&nbsp;!&nbsp;&lt;/em&gt;en extirpant deux verres coinc&eacute;s sur un Trait&eacute; de &lt;em&gt;l&rsquo;imp&eacute;ratif cat&eacute;gorique &lt;/em&gt;de Kant et entre &lt;em&gt;Le but est d&rsquo;&ecirc;tre libre&lt;/em&gt; de Lucr&egrave;ce et &lt;em&gt;la Doctrine&lt;/em&gt; d&rsquo;&Eacute;picure ce qui m&rsquo;amuse beaucoup et ne passe pas inaper&ccedil;u &agrave; l&rsquo;&oelig;il malicieux de cet admirable vieux bougre-ronchon.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Ah oui t&rsquo;as remarqu&eacute;, la cache de pandore, tu sais bien que le kantisme a les mains pures, &lt;/em&gt;en joignant les mains et regardant au plafond&lt;em&gt;, son probl&egrave;me c&rsquo;est qu&rsquo;il a pas de mains, alors pour les verres je pr&eacute;f&egrave;re la compagnie de certains.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;Apr&egrave;s une bonne lamp&eacute;e, un claquement de langue contre le palais, un revers de doigt sur l&rsquo;imposante moustache suivie d&rsquo;une caresse au menton sur la barbe, un vrai p&egrave;re-no&euml;l&nbsp;! en noir.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Alors qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;arrive&nbsp;? t&rsquo;es encore fou amoureux&nbsp;? et de quoi ce coup-ci, encore une chibrelie dont tu as le secret&nbsp;?&nbsp; t&rsquo;as pas encore compris&nbsp;? pourtant avec la derni&egrave;re&hellip;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Oui mais c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; elle et par ses longues soir&eacute;es de silence apn&eacute;ens que j&rsquo;ai pu m&rsquo;instruire et lire tous ce que tu m&rsquo;as donn&eacute; comme bouquins. Le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Lysis&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur l&#39;amiti&eacute;, le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Ph&eacute;don&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur l&#39;&acirc;me, le&lt;/em&gt;&lt;em&gt; Banquet&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur l&#39;amour, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;la R&eacute;publique&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur la justice, le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Ph&egrave;dre&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur le Beau, le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Parm&eacute;nide&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur les Id&eacute;es, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;le Sophiste&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sur l&#39;&Ecirc;tre et le Phil&egrave;be sur le plaisir, mais l&agrave;, je n&rsquo;en avais pratiquement plus. Une overdose de Platon, de sucreries, ou de sucettes peut-&ecirc;tre. Mais qu&rsquo;aurais-je fait si j&rsquo;&eacute;tais tomb&eacute; sur une jeune fille normale&nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- d&rsquo;accord &ccedil;a t&rsquo;a permis de lire, ce que t&rsquo;aurais pas pu faire avec une normale. Mais quand m&ecirc;&ecirc;&ecirc;mmme. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Tu sais tr&egrave;s bien que je ne cherche rien, elles me tombent dessus comme &ccedil;a. C&rsquo;est pourquoi depuis hier, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de prendre mon destin en main, de me fixer des objectifs et de m&rsquo;y tenir. Je me suis donn&eacute; des buts, des livresimportants &agrave; lire, des films &agrave; voir, des mus&eacute;es &agrave; visiter mais surtout de vraies femmes &agrave; conna&icirc;tre. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Et alors&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Et bien voil&agrave;, cet apr&egrave;s-midi&hellip;&hellip; &lt;/em&gt;et de lui narrer toute l&rsquo;histoire&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;-Ah ouai ! Aller un coup de Byrrh&nbsp;! et on ferme&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;/em&gt;en retounant la pancarte accroch&eacute;e sur la porte et donner un tour de clef.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;-Je baisse pas le rideau, j&rsquo;ai une amie qui doit venir m&rsquo;aider &agrave; trier les ouvrages que j&rsquo;ai achet&eacute; &agrave; drouot.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Elle est bien&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- mais t&rsquo;es vraiment un claibard, tu ne penses qu&rsquo;&agrave; &ccedil;a&nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non je me renseigne, j&rsquo;&eacute;tudie, alors elle est bien&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- trop bien, superbe, une vraie femme comme on aimerait&hellip;mais&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Je suis trop vieux et toi trop jeune et tu as&nbsp; un bouquin &agrave; lire si tu dois retrouver demain ta myst&eacute;rieuse Mich&egrave;le.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
A&iuml;e, la vieille vache il savait piquer l&agrave; o&ugrave; &ccedil;a fait mal.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Si bien sur, tu as raison, mais tu pourrais m&rsquo;en parler, me donner un cours sur ch&acirc;teaubriant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- je pourrais&hellip;. &lt;/em&gt;en remplissant de nouveau &agrave; niveau les verres.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- alors..&nbsp;? aller vas-y dis moi ce qu&rsquo;il faut savoir sur Ch&acirc;teaubriant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Bon avant tout tu dois savoir que Ch&acirc;teaubriant&hellip;..&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
et le temps s&rsquo;&eacute;graina en buvant ses paroles aussi avidement que les bouteilles de Byrrh,.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- arr&ecirc;te&nbsp;! faut que j&rsquo;aille pisser. &lt;/em&gt;C&rsquo;est donc de l&rsquo;endroit r&eacute;serv&eacute; &agrave; la chose que j&rsquo;entendis la porte du magasin s&rsquo;ouvrir bruyamment en r&acirc;pant le carrelage et se refermer discr&egrave;tement. Quelques phrases incompr&eacute;hensibles d&rsquo;une agr&eacute;able voix f&eacute;minine suave suivie de celle plus grave blues-crooner du vieux bougre. J&rsquo;entrebaillais alors l&eacute;g&egrave;rement la porte pour glisser un &oelig;il inquisiteur &agrave; l&rsquo;attention de cette myst&egrave;rieuse cliente. Elle &eacute;tait de dos, la t&ecirc;te inclin&eacute;e pour mieux lire les titres des ouvrages expos&eacute;s. Une fois pench&eacute;e vers la droite et de plus longs moments dans l&rsquo;autre sens. Quelle imb&eacute;cillit&eacute; cette mani&egrave;re de mettre les titres en montant ou en descendant sur la tranche suivant les &eacute;diteurs. Mais je l&rsquo;avais imm&eacute;diatement reconnu. Tout idiot, tremblant, ne sachant plus que faire, sortir de ma tani&egrave;re et me pr&eacute;cipiter vers elle ou rester l&agrave;, tout b&ecirc;ta, &agrave; l&rsquo;observer. Mon p&egrave;re no&euml;l revenait les bras charg&eacute;s et tous deux se mirent &agrave; trier les ouvrages. Elle avait pos&eacute; son manteau sur le dos de ma chaise mais je ne fixais qu&rsquo;une seule chose, juste &agrave; sa droite pos&eacute; &agrave; l&rsquo;envers sur le comptoir, son livre. Je n&rsquo;osais plus bouger, je devrais sortir normalement mais p&eacute;trifi&eacute; et &eacute;m&eacute;ch&eacute;, je ne pouvais pas faire un pas. Je me passais alors de l&rsquo;eau sur la figure, me rin&ccedil;ais la bouche plusieurs fois. Elle &eacute;tait tr&egrave;s belle, triant les livres en riant avec papy qui semblait avoir rajeuni de vingt ans tout en versant des verres de byrrh. et elle buvait&nbsp;! A&iuml;e, une des nombreuses ic&ocirc;nes accumul&eacute;es dans ma t&ecirc;te se brisa, sans bruit, mais pas sans d&eacute;gats. Le temps passait, ils riaient de plus en plus, et ce n&rsquo;est que quand elle prit son livre que le silence s&rsquo;installa. Elle l&rsquo;entrouvrit, le referma imm&eacute;diatement et le montra &agrave; mon vieux bougre.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- que fait ce livre ici, andr&eacute;&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- c&rsquo;est &agrave; mon ami qui est l&agrave;, et il y tiens &eacute;norm&eacute;ment&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- votre ami&nbsp;? ici&nbsp;? il vous en a parl&eacute;&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Oh &ccedil;a oui, il est tout &agrave; coup passionn&eacute; par Ch&acirc;teaubriant alors je lui transmettais un peu de mon savoir avant votre arriv&eacute;e. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- et&hellip; il vous a dit pourquoi&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non pas encore&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- ah, parce qu&rsquo;il vous dit tout&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non, juste ce qu&rsquo;il a envie de dire, c&rsquo;est un r&ecirc;veur, un peu hors du commun, un &eacute;corch&eacute; vif, un sentimental, un grand romantique avec beaucoup d&rsquo;esprit et de charme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- oui je sais&nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- comment vous savez&nbsp;? vous le connaissez&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non pas vraiment, enfin pas encore&hellip;&hellip; &lt;/em&gt;en lui montrant ce qu&rsquo;elle avait &eacute;crit.&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;a&iuml;e, a&iuml;e, a&iuml;e, a&iuml;e alors l&agrave;&nbsp;!&hellip;. je comprends mieux sa soif de ch&acirc;teaubriant, ou d&rsquo;autres choses d&rsquo;ailleurs.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- ah, c&rsquo;est un dragueur, un coureur de jupons&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- oh non, pas le moins du monde, c&rsquo;est m&ecirc;me tout le contraire&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- alors, que cherche t-il&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- mais Vous, toujours Vous, rien que Vous&nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Alors l&agrave; mon papy je l&rsquo;embrasserais, il est trop fort.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- moi&nbsp;? mais pourquoi moi&nbsp;? et pourquoi&nbsp;? pour une aventure&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- non, pas du tout, je ne crois pas, ce n&rsquo;est pas le genre je vous l&rsquo;ai dit, il recherche l&rsquo;exceptionnel, le merveilleux, l&rsquo;absolu, le sublime et je vous connais assez pour croire qu&rsquo;il ne s&rsquo;est pas tromp&eacute;. Ce qui m&rsquo;&eacute;tonne c&rsquo;est qu&rsquo;il ait os&eacute; vous aborder.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- ce n&rsquo;est pas aussi simple, il est venu me voir, s&rsquo;est livr&eacute; en quelques phrases sans rien demander en retour, c&rsquo;est moi qui suis revenu vers lui.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- A&iuml;e a&iuml;e a&iuml;e alors l&agrave; c&rsquo;est foutu&nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Comment &ccedil;a foutu&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Foutu&nbsp; parce que les femmes lui courent apr&egrave;s, elles vont vers lui, se donnent &agrave; lui. Il en &eacute;vince tous les jours mais certaines passent &agrave; travers les mailles du filet qu&rsquo;il a tress&eacute;, et il en souffre. Foutu parce que vous foncez directe apr&egrave;s quelques mots &eacute;chang&eacute;s. Foutu parce que vous avancez dans son jeu comme il l&rsquo;a pr&eacute;vu, parce que ce sera encore une d&eacute;faite pour lui. &Agrave; chaque fois, il y croit, il souhaite, il d&eacute;sire, il aime comme un fou et ne trouve jamais une relation vraie, saine, une v&eacute;ritable r&eacute;ciprocit&eacute;. Lui, il cherche &agrave; se fondre avec l&rsquo;autre totalement et surtout pas que sexuellement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Mais avec moi&nbsp;? et puis il veut d&eacute;vorer Ch&acirc;teaubriant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- C&rsquo;est vrai&hellip;. Parce qu&rsquo;il ne veut pas para&icirc;tre idiot. Mais ce qu&rsquo;il cherche c&rsquo;est une v&eacute;ritable fusion, pas une rencontre pu&eacute;rile.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Alors rien n&rsquo;est perdu&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Vous avez peur&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Je n&rsquo;ai jamais ressenti &ccedil;a, c&rsquo;est &eacute;trange, myst&eacute;rieux, d&eacute;bile&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Vous, que je connais depuis plus de dix ans, vous &ecirc;tes troubl&eacute;e,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;c&rsquo;est la premi&egrave;re fois que je vous voies comme &ccedil;a, f&eacute;brile, sensuelle, heureuse, vous &ecirc;tes amoureuse. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- C&rsquo;est b&ecirc;te n&rsquo;est ce pas&nbsp;? et &agrave; mon &acirc;ge, comme &agrave; seize ans.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;&acirc;ge pour &ecirc;tre heureuse, ne serait ce qu&rsquo;un instant&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Et je ne sais m&ecirc;me pas son nom&hellip;et il a attendu toute une journ&eacute;e que j&rsquo;ai une r&eacute;action, et c&rsquo;est votre ami, et o&ugrave; est- il&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Il est, il est,&nbsp; je ne sais pas.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;-Je suis l&agrave;, &lt;/em&gt;en refermant la porte d&rsquo;entr&eacute;e&lt;em&gt;, vous me cherchiez&nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;-&nbsp; Oui, non, enfin pas vraiment, mais viens R&eacute;mi, que je te pr&eacute;sente Mich&egrave;le une amie, que tu connais d&eacute;j&agrave; il me semble ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Non pas vraiment, juste pendant quelques instants qui ont fait le beau temps dans ma vie et y ont d&eacute;clencher une &eacute;ternelle &eacute;claircie.&nbsp;Bonsoir, Mich&egrave;le je suis &eacute;mu et ravi.&nbsp; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Bonsoir R&eacute;mi, je ne pensais pas vous retrouver si vite.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Andr&eacute; n&rsquo;a pas eu le temps de me faire d&eacute;couvrir Ch&acirc;teaubriant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Non, mais je pourrais le remplacer s&rsquo;il le veut bien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Maintenant? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Oui, tout de suite.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Et&hellip; il serait bon ne pas perdre de temps vous deux&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;rajouta notre papy penseur en nous poussant dehors.&nbsp;&lt;br /&gt;
R&eacute;mi, mon ch&eacute;ri, j&rsquo;ai oubli&eacute; mon peignoir sur le lit&hellip;et le pochon Chanel qui est dans mon sac &agrave; main&hellip; je suis dans mon bain, en haut&hellip; merci, bisous, mfou, mfou. Tu pourras apr&egrave;s le march&eacute;, tu n&rsquo;oublie pas les avocats, passer &agrave; la teinturerie rue Madame me prendre mon ensemble gris anthracite que tu aimes bien, tu fais attention &agrave; pas le plier il est fragile, le ticket rose est dans l&rsquo;entr&eacute;e. Ah oui deux paquets or Dunhil longues un rouge et un menthol avec Le Monde, et demande lui s&rsquo;il lui reste celui d&rsquo;hier. Pense &agrave; prendre quatre tartes au pommes chez poilane, mais d&eacute;p&ecirc;che toi on d&icirc;ne chez Andr&eacute;. Ah oui prend lui un cigare, un Davidoff num&eacute;ro deux tu sais, &ccedil;a lui fera plaisir. Tu pourras poster mon courrier qui est dans le tiroir du haut de droite de mon bureau,&nbsp; s&rsquo;il te plait. Et prend tes clefs&hellip;. Et oui, cela fait aujourd&rsquo;hui deux ans jour pour jour que Mich&egrave;le et moi vivont dans son appartement de la rue Dufour. Extraordinaire premier trimestre,&nbsp; merveilleux second, superbe troisi&egrave;me, tr&eacute;s bon quatri&egrave;me, en gros, une excellente ann&eacute;e ! Un bon nouveau trimestre, un moyen, un passable, puis un, peu mieux faire, suivi d&rsquo;un c&rsquo;est dommage d&rsquo;en arriver l&agrave;, de ne pas rester comme au d&eacute;but. C&rsquo;est terrible d&rsquo;avoir envie de fuir ce que l&rsquo;on a tellement d&eacute;sir&eacute;. Aujourd&rsquo;hui je connais bien Ch&acirc;teaubriant, Lamartine, Rousseau, Musset, Hugo, Sand, Chopin, Litz et les autres&lt;br /&gt;
J&rsquo;en d&eacute;duisais que les femmes &eacute;taient beaucoup plus efficaces que l&rsquo;&eacute;ducation nationale pour enseigner et nous d&eacute;velopper intellectuellement alors que, para&icirc;t-il, nous ne pensons qu&rsquo;au sexe. Mais il est que, si certaines nous donnent le temps d&rsquo;assimiler, d&rsquo;autres nous abreuvent jusqu&rsquo;au vomi de leurs envies, de leurs passions, de leurs aspirations !&nbsp; Rappelez vous la premi&egrave;re, avec les grecs pendant ces interminables moments de solitude avant l&rsquo;orgasme. Et celle-ci avec les romantiques avant, pendant et apr&egrave;s toutes ses soifs d&rsquo;&eacute;lans troubadours de co&iuml;ts inninterrompus. Et&nbsp; pour en d&eacute;clamer, j&rsquo;en ai d&eacute;clam&eacute; du Lamartine, de Musset &agrave; Hugo, de Nerval &agrave; De Vigny et finirai donc cette aventure par une contrepeterie de lui : J&rsquo;aime le son du cor, le soir au fond des bois, vers qu&rsquo;elle adorait car elle entendait bien sur, j&rsquo;aime le sort du con, le boire au fond des soies.&lt;br /&gt;
J&rsquo;avais encore beaucoups de choses &agrave; apprendre avant d&rsquo;atteindre le but que je m&rsquo;&eacute;tais fix&eacute; et d&eacute;cidais donc une fois la porte close de ne plus faire le march&eacute;, le teinturier, le boulanger, le romantique et le reste.&lt;br /&gt;
Ainsi, toujours pouss&eacute;s vers de nouveaux rivages,&lt;br /&gt;
Dans la nuit &eacute;ternelle emport&eacute;s sans retour,&#8232;&lt;br /&gt;
Je pourrais encore sur l&#39;oc&eacute;an des &acirc;ges&#8232;&lt;br /&gt;
Jeter l&#39;ancre ailleurs quelques jours&nbsp;?&lt;br /&gt;
Je parcourais tous les points de l&#39;immense &eacute;tendue,&#8232;&lt;br /&gt;
Et disais&nbsp; &lt;em&gt;Oh oui partout le bonheur m&#39;attend. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Mais qu&rsquo;une nouvelle s&rsquo;approche me lire Esope&lt;/em&gt;&nbsp;&lt;em&gt;Ce sera &quot; touches pas &agrave; la belette, salope !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Mais levraudons sans perdre de temps.&nbsp;Les mains dans les poches, marchant &agrave; grands pas d&eacute;cid&eacute;s sur l&rsquo;&eacute;troit sentier de ma vie qui s&rsquo;ouvrait &agrave; nouveau devant moi, je retrouvrais le ciel de la libert&eacute;, de l&rsquo;esp&eacute;rance et du r&ecirc;ve qui jaillissaient entre ces hautes futaies de passions, de convictions et de fanatisme romantiques dans lesquelles elle m&rsquo;avait enferm&eacute; si longtemps. Et sans attendre je m&rsquo;&eacute;lan&ccedil;ais avec furie dans le n&rsquo;importe quoi, le n&rsquo;importe qui pour me donner l&rsquo;illusion du tout est possible, vers un nouvel espoir de libert&eacute;. Entrain&eacute; imm&eacute;diatement par le hall d&rsquo;entr&eacute;e pour sortir dans la rue, je fus aspir&eacute; par un tourbillon alcoolico-f&eacute;tide-vinasse d&rsquo;une pouffiasse fadasse de blondasse, une grognasse f&eacute;gnasse, grosse mollasse et grasse b&eacute;casse &agrave; la tignasse filasse &agrave; l&rsquo;air bonasse mais plut&ocirc;t homasse qui me colla imm&eacute;diatement sur la paillasse de son mini studio en rez-de-chauss&eacute;e. Et sans pr&eacute;ambule, ce fut direct &agrave; la crevasse la vorace ! que j&rsquo;enfourchais pugnace et j&rsquo;enfournais sa rosace tel un th&eacute;ropsid&eacute; rapace, comme ces dinausaures coriaces tripotanus et perforanus. Redoublant d&rsquo;audace, j&rsquo;accomplissais en pr&eacute;face des prouesses &eacute;fficaces dignes d&rsquo;alpinistes tenaces, de varapeurs et de danseurs fugaces aux justes au corps prout-prout-rose-taupe, comme celle d&rsquo;ailleurs coinc&eacute;e entre mes cuisses sons et couleurs compris, en des demi tours de burnes vrill&eacute;es, des postfaces en saltos avant-arri&egrave;re stup&eacute;fiants de balancements de joyeuses, passant de la bascule &agrave; l&#39;appui sur l&ecirc;vres parrall&egrave;les horizontales &agrave; la bascule de fond aux parrall&egrave;les verticales , du demi-tour Flip-flap du croupion &agrave; la galipette avec grand &eacute;cart&eacute; arri&egrave;re des boules rentr&eacute;es, de l&rsquo;okino free-hip-underswing au poirier hip-hop renvers&eacute; boules &eacute;ventaill&eacute;es servies sur canap&eacute;, un p&rsquo;tit apart&eacute; par renversement saut carp&eacute; de la rondade d&eacute;callot&eacute;e avec &nbsp;passement fil&eacute; du gland et saut de l&rsquo;ange des valseuses. Compendieusement, un vrai gymnaste ! au vrai sens obvie.&nbsp; Redescendu sur terre, d&eacute;sormais tunnelier, vite travailleur de fonds, galibot, porion et soutier &agrave; la fois, l&rsquo;&eacute;tireur de poi&ccedil;on en berne, la rainette bien en main, le taillant au fleuret aiguis&eacute; je burinais l&rsquo;enfon&ccedil;ure, &eacute;largissait la tranch&eacute;e &agrave; coups redoubl&eacute;s de pics &agrave; veine bleuie afin de d&eacute;gager l&rsquo;berlingot. Les joues dans la guimauve, le nez dans la barbe &agrave; papa, n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; sainte Barbe patronne des g&eacute;ologues et des mineurs de fonds par extension, il se transfomait &eacute;mouvant stalagmite, rapidement en sucre d&rsquo;orge, le go&ucirc;t en moins. Plus proche du hareng que de la guimauve !&nbsp; je tressaillis intantan&eacute;ment pensant &ecirc;tre en face d&rsquo;un travesti et v&eacute;rifia presto recto s&rsquo;il tel en &eacute;tait le cas. Au bowling on peut mettre trois doigts dans la boulle et je m&rsquo;en r&eacute;jouis voyant que cinq se sentaient perdus. A&iuml;e aie aie j&rsquo;&eacute;tais tomb&eacute; sur une sacr&eacute; chaudron&eacute;e d&rsquo;la b&acirc;che et n&rsquo;&eacute;tais plus ni en longueur, ni en largeur &agrave; la hauteur de la t&acirc;che. &lt;em&gt;Au chaudron des douleurs, chacun porte son &eacute;cuelle&lt;/em&gt; disait Henri Estienne. N&rsquo;&eacute;tant pas g&eacute;ologue-sp&eacute;l&eacute;ologue en sp&eacute;l&eacute;oth&egrave;mes ni gyn&eacute;cologue en chaudronerie, mais ne pouvait laisser la bougresse dans cet &eacute;tat lamentable au taux de fusion avanc&eacute; de la vulve. La vulcanologie me sembla plus adapt&eacute;e, et aux grands maux les grands rem&egrave;des ! Donc le refroidissement par contournement des ailes &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re de l&rsquo;incendie s&rsquo;imposait. Et sit&ocirc;t recto dit, sit&ocirc;t verso fait, le potiron fa&ccedil;on citrouille, fion tendu en position de soupape de refoulement pour &eacute;missions de gaz ou autres signes avant-coureurs de remont&eacute;es, je pouvais d&eacute;licatement, d&eacute;licieusement, tendrement et efficacement buffer, souffler en vaporisant chemin&eacute;es, filons et conduits, la nu&eacute;e ardente &agrave; la bombe d&rsquo;&eacute;vian. Doucement, lentement et tranquillement la temp&egrave;rature redescendait. Nous avions &eacute;chapp&eacute; de justesse aux coul&eacute;es pyroclastiques, &agrave; la remont&eacute;e du magma, &agrave; l&rsquo;embrasement du p&eacute;tard, &agrave; l&rsquo;explosion. Nous pouvions reprendre l&rsquo;&eacute;tude des affleurements des anciens syst&egrave;mes volcaniques &eacute;teints et &eacute;rod&eacute;s et s&rsquo;adonner gentiment &agrave; nos figures de style gymnanisco-artistique, mais plus calmes, fa&ccedil;on hata yoga ou yoga asana, en Sanskrit &ldquo;action d&#39;atteler en se tenant tranquille.&rdquo; De la salutation &agrave; la lune gibbeuse dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;elle sera pleine, au chien la gueule dans la pelouse cherchant son cul, qui n&rsquo;est pas sans me rappeler les honneurs avec trompes de chasse &agrave; l&rsquo;air si connu mais les paroles beaucoup moins&lt;br /&gt;
Connais-tu la charmante mani&egrave;re&lt;br /&gt;
Dont se saluent nos amis les chiens?&lt;br /&gt;
Ils se sentent d&#39;abord le derri&egrave;re,&lt;br /&gt;
Au lieu de serrer la main.&lt;br /&gt;
Comment vas-tu? Sens donc mon cull.&lt;br /&gt;
Je vais tr&egrave;s bien, sens donc le mien.&lt;br /&gt;
Et ton mari, renifle encore,&lt;br /&gt;
Et puis le mien, un vrai tr&eacute;sor.&lt;br /&gt;
Voici donc la charmante mani&egrave;re,&lt;br /&gt;
Dont se saluent nos amis les chiens,&lt;br /&gt;
Ils se sentent d&#39;abord le derri&egrave;re,&lt;br /&gt;
Au lieu de serrer la main.&lt;br /&gt;
Mais ne nous laissons pas divertir par la chasse, j&rsquo;y reviendrais plus tard car cela me rappelle une&hellip;.. non plus tard, reprenons...&lt;br /&gt;
de la salutation &agrave; la lune gibbeuse dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;elle sera pleine, au chien la gueule dans la pelouse cherchant son cul, en passant par la r&eacute;v&eacute;rence de l&rsquo;oeillet fascicul&eacute; au n&eacute;nuphar &agrave; rhizome avec g&eacute;nuflexion d&rsquo;adoration au b&eacute;gonia tub&eacute;reux, s&rsquo;ouvrait &agrave; moi tout un programme de jardinage en perspective, cavali&egrave;re bien sur ! &lt;em&gt;Labourage et P&acirc;turage &lt;/em&gt;sont bien les deux mamelles de la France si je m&rsquo;en r&eacute;f&egrave;re &agrave; Sully. Il n&rsquo;&eacute;tait donc pas envisageable qu&rsquo;apr&egrave;s ce d&eacute;frichage intensif voir excessif&nbsp; prodigu&eacute; &agrave; la couche arable, qui consiste &agrave; l&#39;ouvrir &agrave; une certaine profondeur, &agrave; la retourner, avant de l&#39;ensemencer. Impossible de ne pas profiter des joies bucoliques n&eacute;phr&eacute;tiques du p&acirc;turage, et dans ce domaine j&rsquo;excellais, ayant eu auparavant une aventure pastorale d&eacute;sinvolte mais n&eacute;anmoins terriblement &eacute;pique et en corr&egrave;ze.&nbsp;Ah oui&hellip; et encore aise,&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; C&rsquo;&eacute;tait au mois de Mars, celui des ides, des giboul&eacute;es entrecoup&eacute;es de soleil p&acirc;lichon et printanier qui r&eacute;chauffait lentement la terre encore glaciale des agressives ger&ccedil;ures rigoureuses et mordantes de l&rsquo;hiver. Les p&acirc;tures &eacute;taient gorg&eacute;es d&rsquo;eau, le sol aux limons argileux se transformait en bourbes, en v&eacute;ritables bourbiers au moindre accident prodigu&eacute; en ses flans. Contant d&eacute;licieusement fleurette et pensant bassement zigounette en ce mois de r&eacute;chauffement climatique &agrave; une tr&egrave;s fra&icirc;che jolie poup&eacute;e croquante, v&eacute;ritable effigie rurale de Perette, &lt;em&gt;l&eacute;g&egrave;re et court v&ecirc;tue&lt;/em&gt; mais sans pot au lait, de souche castels&eacute;gurienne. Pierrette, &lt;em&gt;elle dont la susceptibilit&eacute; de paysanne fi&egrave;re se blessait d&rsquo;un regard &lt;/em&gt;disait Emile Zola, &eacute;tait joyeuse, toute gaite, malicieuse comme une belette dont sa chevelure avait gard&eacute; cette &eacute;clatante couleur feu d&rsquo;&eacute;cureuil. Elle &eacute;tait merveilleusement fruit&eacute;e, toute tachet&eacute;e de petites et tendres &eacute;ph&eacute;lides sous ses yeux verts de gris, on pouvait penser &agrave; Pers&eacute;phone en la voyant mais sa m&egrave;re n&rsquo;avait rien de D&eacute;m&eacute;ter m&ecirc;me si son p&egrave;re se prenait pour Zeus apr&egrave;s plusieurs chopines de son nectar des vieux. Il me vint ce jour-l&agrave; et je ne sait pourquoi &agrave; l&rsquo;esprit que Pers&eacute;phone&hellip; chez les ces enfoir&eacute;s de romains, c&rsquo;est Proserpine. Pourquoi existent-ils de tels mots images qui nous font perdre le tendre et romantique fil d&rsquo;Ariane d&rsquo;un long fleuve tranquillement po&eacute;tique pour rejoindre les effroyables cascades des torrents imp&eacute;tueux, salaces et libidineux ???&nbsp; pr&egrave;s desquels nous nous dirigions traversant ce fameux pr&eacute;, tr&egrave;s tr&egrave;s fortement pentu. Passant devant elle, pour ne point qu&rsquo;elle chu, lui tenant la menotte et patatras, splash, elle glissa et chutta. Tous petons en avant, magnifique fuselage de cuisses lisses et dor&eacute;es, &eacute;cart&eacute;es, l&#39;entre jambe stopp&eacute;e net miraculeusement par mon mollet d&rsquo;acier se retrouvant instantan&eacute;ment, malgr&eacute; moi, plac&eacute; l&agrave; ou il ne fallait pas, coinc&eacute; dans les starting-block, en pole position.&lt;br /&gt;
Laissant mon pied bien prot&eacute;g&eacute; par mes bottes Aigle &agrave; crampons d&rsquo;hiver, fermement enfonc&eacute; dans le sol glaiseux, je m&rsquo;allongeait d&eacute;licatement sur elle pour l&rsquo;emp&ecirc;cher de chasser plus bas, de se d&eacute;rober un peu plus. Ses jolis bras entour&egrave;rent imm&eacute;diatement ma t&ecirc;te que je ne ma&icirc;trisais d&eacute;j&agrave; plus pour donner &agrave; ses l&egrave;vres l&rsquo;&eacute;cart n&eacute;cessaire &agrave; rejoindre les miennes. Buccalement unis, soud&eacute;s l&rsquo;un &agrave; l&rsquo;autre, il n&rsquo;&eacute;tait pas question de bouger sans risquer la terrible d&eacute;gringolade en bobsleigh fa&ccedil;on kamasutra au bas du pr&eacute;. Je sentais ses reins faire des efforts de tension extr&ecirc;mes pour s&rsquo;enfoncer dans le sol afin que nous ne d&eacute;rapions point. Malheureusement nous avons tr&egrave;s vite d&eacute;rap&eacute;, tout en &eacute;cartant sa l&eacute;g&egrave;re et fine dentelle elle cherchait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment dans mon jeans un point pour s&rsquo;atterrer car nous sommes sur terre mais elle, elle voulait s&rsquo;amarrer. En fait elle cherchait tout simplement une bite d&rsquo;amarrage ! Ce qu&rsquo;elle trouva et se cramponnant &agrave; elle, tenta de s&rsquo;atterrer. Ah&nbsp;! Putain de pr&eacute; en pente ! Accroch&eacute; griffes sorties aux rares pieds d&rsquo;herbe encore existants &agrave; ma port&eacute;e, mes pieds bott&eacute;s s&#39;agitaient en tous sens comme un hamster dans son tambour, balayant l&rsquo;air et fauchant la terre &nbsp;sans trouver prises. Tous mes efforts &eacute;taient vains. J&rsquo;&eacute;tais dans l&rsquo;impossibilit&eacute; totale de varapper, de trouver la voie vers l&rsquo;inaccessible edelweiss. Plus je tentais l&rsquo;amarrage, plus l&rsquo;atterrage s&rsquo;&eacute;loignait laissant vain tout arrimage, et plus je labourais le pr&eacute;s, plus j&rsquo;amenuisait mes espoirs de la bourrer. Oh, des va-et-vient incessants certes ! mais dans ce putain de pr&eacute; en pente ! Compl&egrave;tement &agrave; bout dans la boue, je me mis soudain &agrave; rire en me rem&eacute;morant ce bon Monsieur de Talleyrand qui, ayant aid&eacute; un vieux bouc de duc &agrave; offrir ses faveurs &agrave; une tr&egrave;s jeune et s&eacute;duisante baronne, fut assailli par la cour&nbsp; par des&nbsp;&nbsp;&lt;em&gt;Alors ?Alors ? Alors ? comment s&#39;en est il sorti ?&nbsp;&nbsp;&lt;/em&gt;il aurait r&eacute;pondu&nbsp; &lt;em&gt;Oh, le tout pour lui ne fut pas d&rsquo;en sortir&hellip;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et nous, nous en sortir, allors que nous ne voulions en aucune mani&egrave;re y entrer, nous nous trouvions enlac&eacute;s, envas&eacute;s dans un immense&nbsp; boubier, en vase clos, &eacute;puis&eacute;s mais pas ravis. &lt;em&gt;Fallait-il que l&rsquo;on s&rsquo;aime et qu&rsquo;on aime la vie&lt;/em&gt; pour &lt;em&gt;aller nous laver dans l&rsquo;eau de la claire fontaine &lt;/em&gt;o&ugrave;&lt;em&gt; elle me tendit ses bras, ses l&egrave;vres comme pour me remercier&lt;/em&gt; car depuis ce jour, sans prier Dieu, nous y sommes souvent retourn&eacute;s.... et longtemps au coucher du soleil, sur ses bords bien plats, nous sommes rest&eacute;s.&nbsp;Mais levraudons sans tarder, le temps m&rsquo;est compt&eacute;.&lt;br /&gt;
&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Ah, quel admirable moment que ce matin d&rsquo;hiver, point de non retour de la nuit et exode vers l&rsquo;avenir d&rsquo;une longue journ&eacute;e ensoleill&eacute;e de Mars o&ugrave;, &eacute;veill&eacute; aux aurores par un&nbsp; lancinant&nbsp; &lt;em&gt;dridrizizi&lt;/em&gt; continu qui &eacute;gaillait les diatribes pessimistes de l&rsquo;Alain Finkelkraut de la France cultivationn&eacute;e encore endormie. H&eacute; oui, Toutone s&rsquo;&eacute;pilait le frifri ! Elle se rasait plus que minitieusement la sacoche. Il faut dire que depuis l&rsquo;&eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; fan&eacute; de trois mois d&rsquo;aut&ocirc;mne pluvieux, la cressoni&egrave;re s&rsquo;&eacute;tait consid&eacute;rablement d&eacute;velop&eacute;e et le persil d&eacute;passait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment du cabas. De petits a&iuml;es et ouilles s&rsquo;associaient solidairement au plumage du dindon agr&eacute;mentant agr&eacute;ablement&nbsp; l&rsquo;amphase mielleuse du fin kelkraut qui survolait ce matin l&agrave;, le tr&egrave;s fin La Fontaine qui lui, m&rsquo;avait fait tr&egrave;s t&ocirc;t, face &agrave; la b&ecirc;tise violente et forcen&eacute;e du r&eacute;el, pr&eacute;f&eacute;rer la vacuit&eacute; des choses, la d&eacute;rision et le rire plut&ocirc;t que les lamentations et murmures des murs porteurs d&rsquo;un pr&eacute;sent &agrave; l&rsquo;agonie et des pleurs, j&eacute;r&eacute;miades perp&eacute;tuelles d&rsquo;un ancien monde p&eacute;rim&eacute;.&lt;br /&gt;
Le &lt;em&gt;dridridri&lt;/em&gt;&nbsp; de Zouzou ne zizillait plus, la venelle &eacute;tait enfin d&eacute;gag&eacute;e de tout obstacle incongru et se r&eacute;ouvrait enfin &agrave; la circulation, c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;autoroute ! &agrave; la pelouse calcicole gazon&eacute;e fa&ccedil;on green. Du sporran &eacute;cossais &agrave; crin de Galloway, j&rsquo;avais et heureusement&nbsp; &eacute;chapp&eacute; &agrave; la taille s&eacute;v&egrave;re en ticket d&rsquo;m&eacute;tro, &agrave; la moustache f&uuml;rher tr&egrave;s &ldquo; in &ldquo;, fureur du moment, au sens interdit verticalis&eacute;, au i futura gras bas de casse au point invers&eacute; fa&ccedil;on Bauhaus, &agrave; la touffe en taupini&egrave;re, &agrave; l&rsquo;aumoni&egrave;re &agrave; la fondue d&rsquo;poireaux, au moucharabieh Nasrides d&rsquo;la boite &agrave; grigris, au patchwork indien du gousset &agrave; grelots et &agrave; l&rsquo;imposante touffe de l&rsquo;origine du monde de Courbet, lui m&ecirc;me pouvu en miroir de son oeuvre d&rsquo;un menton itou, en &eacute;norme tablier de sapeur.&nbsp;&lt;br /&gt;
Les premiers frimas matinaux surgissants, j&rsquo;&eacute;tais ravi de cet exode de la zibeline sib&eacute;rienne rendant derechef supportable l&rsquo;acc&eacute;s au corridor migratoir impracticable depuis les brouillards de Brumaire. L&rsquo;impraticable s&rsquo;&eacute;vanouissait pour laisser la place &agrave; l&rsquo;envisageable ex&eacute;cutabilit&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;ventuel acc&eacute;ssibilit&eacute; praticable et d&eacute;sormais abordable de l&rsquo;entr&eacute;e de la sourici&egrave;re. Pas de pr&eacute;cipitations fr&eacute;n&eacute;sique, seul, &eacute;grotant val&eacute;tudinaire en mes terres de Chantegeau, j&rsquo;aurais pu craindre les bousculade imp&eacute;tieuses de jeunes coqs f&eacute;briles boutonneux pr&eacute;somptueux, au tourniquet du bohneur, au portillon des origines. Si d&rsquo;aventure moults blanc becs, aux &eacute;tendarts enflamm&eacute;s portant haut leurs d&eacute;sirs aux portes du domaine montraient leur nez pour tenter de s&rsquo;astiquer l&rsquo;manche, par le manchon de zibeline de Toutoune interr&eacute;ss&eacute;s, il ne leur faudrait pas oublier que le vieux braconnier guette et veille au grain, qu&rsquo;il vaudrait mieux bien regarder o&ugrave; l&rsquo;on met les pieds que de zieuter au loin la cassette convoit&eacute;e. Et oui, car &ccedil;a fait mal et si &ccedil;a fait mal, c&#39;est que &ccedil;a fait du bien un aller de rejets de noisetier tendus et lib&eacute;r&eacute;s &agrave; grande vol&eacute;e dans les mollets, de se pencher pour s&rsquo;les frotter en se prenant illico un retour de tout l&rsquo;paquet qui servait &agrave; les tendre dans la tronche et d&rsquo;se retrouver le cul en terre dans les barbel&eacute;s au sol enfonc&eacute;s et aux piquants de grate-cul habill&eacute;s, se r&eacute;-enroulant&nbsp; illico fa&ccedil;on boule de ronce &eacute;pineuse&nbsp; sur le malotru, le malvenu mal au trou. Pour ces grands moments d&rsquo;&eacute;motion, il faut ici remercier Ellwood et Glidden et&nbsp; l&rsquo;analyse d&rsquo;Olivier Razac pour cette magnifique innovation qu&rsquo;est le barbel&eacute;, pour ce passage progressif du physique de la cl&ocirc;ture &agrave; l&#39;optique de la surveillance, pour ce contr&ocirc;le de l&#39;espace discret et interactif, inversant le jeu des visibilit&eacute;s. &lt;em&gt;L&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on pouvait se faire furtif pour attaquer une barri&egrave;re ostensible, d&eacute;sormais, c&#39;est la limite qui se d&eacute;robe aux regards et aux mains de celui qui tente de la franchir, tandis que le mal veillant surpris, reste en pleine lumi&egrave;re, expos&eacute; &agrave; la r&eacute;plique.&lt;/em&gt; Et la r&eacute;plique, &ccedil;a fait tr&eacute;s mal ! Un gros bobo culcul pendant plusieurs jours mais &ccedil;a &eacute;vite aux malveillants d&rsquo;avoir le bovid&eacute; aventureux, le veau affol&eacute; dans la prairie, le h&eacute;ron trop pr&eacute;s du ruisseau, le roseau se prenant pour un ch&ecirc;ne, la bergeronette vagabondant dans l&rsquo;buisson, la m&eacute;sange charbonni&egrave;re aux abords du terril, le coucou pr&eacute;dateur d&eacute;j&agrave; dans l&rsquo;nid d&rsquo;autrui et d&rsquo;avoir des intentions bio dynamiques de plantation sauvage printani&egrave;re en plein mois d&rsquo;hiver. &Eacute;clipse de lune gibbeuse descendante n&rsquo;emp&ecirc;che pas soleil de briller, et l&rsquo;innovation de l&rsquo;intempestif fil de fer barbel&eacute; est une virtualisation de la d&eacute;limitation spatiale, parce qu&#39;il privil&eacute;gie le l&eacute;ger sur l&#39;imposant, la vitesse sur le blocage, la lumi&egrave;re sur l&#39;opacit&eacute; et le potentiel sur l&#39;actuel. Virtualiser ne signifie pas rendre moins r&eacute;el, mais op&eacute;rer un transfert des op&eacute;rateurs du pouvoir mat&eacute;riels et fig&eacute;s vers des op&eacute;rateurs &eacute;nerg&eacute;tiques et informationnels plus dynamiques. Au lieu d&#39;immobiliser une forte quantit&eacute; d&#39;&eacute;nergie sous forme de tours et de remparts, le pouvoir moderne tend &agrave; constituer des dispositifs mobilisables &agrave; volont&eacute; qui n&#39;agissent, et donc ne d&eacute;pensent, que lorsque cela est n&eacute;cessaire. Cette virtualisation ne signifie pas un contr&ocirc;le moindre de l&#39;espace. Tout au contraire, l&#39; all&eacute;gement de la pr&eacute;sence en acte des s&eacute;parations se fait au b&eacute;n&eacute;fice direct de la capacit&eacute; d&#39;action du pouvoir, c&#39;est-&agrave;-dire de sa puissance. Faut quand m&ecirc;me pas d&eacute;conner, les v&rsquo;nimeux, les nuisibles faut les stabiliser, les &eacute;ducationner ou les &eacute;radiquer et il y a nombre d&rsquo;esp&egrave;ces dont certains must&eacute;lid&eacute;s, genre zibeline en voie de disparition qu&rsquo;il est de mon devoir de prot&eacute;ger. Mais laissons l&agrave; l&rsquo;&eacute;levage pastoral des grandes &eacute;tendues Illinoises et levraudons dans nos bocages en Richelais et Rabelaisie car nous pouvions d&egrave;s lors laisser derri&egrave;re nous les tracasseries post hivernales&nbsp; et donner libre cours &agrave; nos v&eacute;l&eacute;it&eacute;s pr&eacute;-printani&egrave;res. Monsieur de Finkelkraut avait depuis belle lurette termin&eacute; ses besoins f&eacute;conds matinaux sur la france Culture, et moi les miens &eacute;taient toujours comme Le Monde, en gr&eacute;ve momentan&eacute;e de distribution, syndiqu&eacute; CGT pas aux abonn&eacute;s absents d&rsquo;la selle et sur le point d&rsquo;&ecirc;tre encart&eacute; STC.&nbsp;&lt;br /&gt;
Les partisans au visionnages, papouillages et tripatouillages pour tous &eacute;taient momentan&eacute;ment &eacute;vinc&eacute;s et temporairement indisposes, piment&eacute;s au derche transform&eacute; provisoirement en passoire &agrave; nouilles par le vieux con r&eacute;ac traditonaliste anarcho de doite que je suis et &ccedil;a doit sacr&eacute;ment tortiller du fion car les gratte-cul d&rsquo;&eacute;glantier allaient bien mettre deux &agrave; trois jours pour qu&rsquo;ils perdent leur efficacit&eacute;. Quand &agrave; moi, &eacute;ternellement&nbsp; fid&egrave;le au vieux principe Shadocks qu&rsquo; &lt;em&gt;il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes&lt;/em&gt;, je repositionnais consciencieusement tous les pi&egrave;ges &agrave; cons autour de la propriet&eacute; non clotur&eacute;e pour laisser aux romantiques en herbes et&nbsp; &agrave; l&rsquo;ombre de mon ancestral grand ch&ecirc;ne &lt;em&gt;promener au hazard leurs regards sur la plaine dont les reflets changeants se d&eacute;rouleront &agrave; leurs pieds. &lt;/em&gt;Assis dans l&rsquo;herbe, j&rsquo;enfon&ccedil;ais un &agrave; un les cynorhodons vermillon dits gratte cul, des prolifiques &eacute;glantiers environants, un sur chaque pic du fil barbel&eacute; retendu et&nbsp; judicieusement enfonc&eacute; dans la terre meuble ne lassant que les fruits apparents parsem&eacute;s&nbsp; &ccedil;a et l&agrave; de leurs semblables. Moment d&eacute;licat que la retente des verges de noisetiers, risquant &agrave; tout instant d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;arroseur arros&eacute; r&eacute;sultant d&rsquo;un faux mouvement lib&eacute;rateur des tensions en lib&eacute;rant les jeunes sions qui ne manquerait pas d&rsquo;en cingler l&rsquo; artisan. &lt;em&gt;Conna&icirc;tre les cueillettes de braconne n&#39;a pas n&eacute;cessairement vocation de les appliquer&lt;/em&gt; me disait mon grand p&egrave;re, garde chasse et fabuleux pi&egrave;geur d&eacute;j&agrave; reconnu dan les tranch&eacute;es de Verdun. Je v&eacute;rifiais donc tr&egrave;s consciensieusement tous les collets &agrave; d&eacute;tente, les passes fleuries, les enfilettes &agrave; arc bout&eacute;, les pousses culs, les filets lanternes en bourses &agrave; flaneurs, les poches &agrave; lapins pour indiscrets, les &eacute;perviers tendus &agrave; &eacute;colobobo bagnaudeurs, afin qu&rsquo;aucun ne soient v&eacute;ritablement dangereux, tout en restant dans l&rsquo;esprit du seau d&rsquo;eau sur la porte ou de la tarte dans le pif. Je ne donnais plus la mort aux animaux depuis bient&ocirc;t quarante ans, mais j&rsquo;aimais les capturer le samedi pour mieux les relacher le lundi aux nez de mes copains chasseurs du dimanche. J&rsquo;&eacute;crasais donc au pilon les baies blanches de gui pour que la viscine&nbsp; collante s&rsquo;emp&acirc;te avant de rajouter l&rsquo;&eacute;paisse substance brun&acirc;tre obtenue apr&egrave;s une longue mac&eacute;ration de l&rsquo;&eacute;corce int&eacute;rieure verte pil&eacute;e, issue des jeunes rameaux de Houx r&eacute;colt&eacute;s en juin dernier. Oui, une Glue pour B&eacute;casses se pr&eacute;pare longtemps &agrave; l&rsquo;avance, car les baies de gui n&rsquo;arrivent que beaucoup plus tard, en m&ecirc;me que ces magnifiques b&ecirc;tes pour qu&rsquo;elles ne sentent plus le touch&eacute; du vil pr&eacute;dateur tonton flingueur, l&rsquo;homme. Le glutineux d&rsquo;une glu doit se confondre avec le bois sur lequel elle s&rsquo;enduit ne faisant qu&rsquo;un avec lui, sans coulures ni grumeaux, ne laissant adh&eacute;rer ni pollens ni poussi&egrave;res, mais uniquement les pattes de l&rsquo;oiseau, sans que son duvet et ses plumes ne s&rsquo;encollent. C&rsquo;est l&agrave; tout l&rsquo;art d&rsquo;une capture propre, &agrave; la main, qui permet de lib&eacute;rer l&rsquo;oiseau apr&egrave;s un bisou complice sur son long bec. C&rsquo;est en tout cas ainsi que mon grand p&egrave;re me l&rsquo;avait enseign&eacute;. Tout comme cette colle blanche &agrave; papier que nous mangions enfant &agrave; plein index crochu&nbsp; qu&rsquo;il&nbsp; nous concoctait avec de la farine, du sucre, de l&rsquo;eau et des noisettes pill&eacute;es. Ce n&rsquo;est que beaucoup plus tard &agrave; Paris que j&rsquo;en retrouvais une approchante au go&ucirc;t plus amande am&egrave;re dans des petits pots plastiques jaunes, verts, rouges ou bleus et avec une petite cuill&egrave;re blanche en prime.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&Agrave; tous les imb&eacute;ciles battus, &agrave; tous ceux qui n&rsquo;ont &lt;/em&gt;&lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; &lt;em&gt;approfondi&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &agrave; l&rsquo;extr&egrave;me le th&egrave;me de leurs convictions.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Les go&ucirc;ts et les couleurs comme les id&eacute;es, les opinions se discute, et ne deviennent convictions&nbsp; que si l&rsquo;on a acquit toute la connaissance sur le&nbsp; sujet, et l&agrave; il faudrait &ecirc;tre fou furieux inconscient et pr&eacute;somptueux d&eacute;bile pour le pense, le croire et l&rsquo;affirmer. &lt;em&gt;Des &lt;/em&gt;&lt;em&gt;opinions&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&nbsp; des &lt;/em&gt;&lt;em&gt;convictions&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;non&lt;/em&gt;&lt;em&gt; ! Tel est le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;point&lt;/em&gt;&lt;em&gt; de &lt;/em&gt;&lt;em&gt;d&eacute;part&lt;/em&gt;&lt;em&gt; de la &lt;/em&gt;&lt;em&gt;fiert&eacute;&lt;/em&gt; intellectuelle disait Cioran. Malgr&eacute; tout, ma profonde conviction est qu&rsquo;elles causent beaucoup plus d&rsquo;irr&eacute;m&eacute;diables collisions que de simples embouteillages d&rsquo;opinions.&lt;br /&gt;
&nbsp;Malheureusement, &agrave; la porte du bon sens personne ne se bouscule, alors &lt;em&gt;Mourir pour des id&eacute;es, d&acute;accord, mais de mort lente.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&nbsp;Un convaincu c&rsquo;est un imb&eacute;cile qui s&rsquo;est fait battre parce qu&rsquo;il ne ma&icirc;trisait pas le sujet car quel est le sujet que nous controlons, dominons,&nbsp; dans lequel nous excellons et que nous sommes capables de ma&icirc;triser ? Et de quoi pouvons nous bien &ecirc;tre convaincus, si ce n&rsquo;est la bassesse et la b&eacute;tise humaine. &nbsp;Alors comment ne pas ha&iuml;r toute conviction, cette certitude, cette croyance ferme et in&eacute;branlable, ce fanatisme aveugle ? Amour, humanit&eacute;, mariage, id&eacute;al autant de mots pour cacher la r&eacute;vulsante hypocrisie de notre condition, autant de mots pour mieux se leurrer sur le bien-fond&eacute; des convictions. Hors l&#39;ignorance s&#39;accompagne de convictions et suscite le fanatisme, seule forme de volont&eacute; qui puisse &ecirc;tre insuffl&eacute;e aux faibles, aux complex&eacute;s et aux timides. D&egrave;s lors&nbsp;leurs convictions appellent pers&eacute;cution bien s&ucirc;r tout ce qui contrarie leurs absolutisme. L&rsquo;opinion est un point de vue, c&rsquo;est un sentiment fort dont on peut discuter, mais les convictions ne sont gu&eacute;ries qu&#39;&agrave; coups de fusils.&lt;br /&gt;
&nbsp;&lt;em&gt;Quand les convictions entrent dans la &lt;/em&gt;&lt;em&gt;cervelle&lt;/em&gt;&lt;em&gt; d&#39;un &lt;/em&gt;&lt;em&gt;homme&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, il n&#39;y a que la &lt;/em&gt;&lt;em&gt;mort&lt;/em&gt;&lt;em&gt; qui &lt;/em&gt;&lt;em&gt;puisse&lt;/em&gt;&lt;em&gt; le &lt;/em&gt;&lt;em&gt;d&eacute;livrer&lt;/em&gt;. Le convaincu ne se pose pas de questions, il ne conna&icirc;t pas le doute, il sait, il pense qu&rsquo;il sait.&lt;br /&gt;
Il est persuad&eacute; de d&eacute;tenir la v&eacute;rit&eacute;, il est d&eacute;finitivement enferm&eacute; dans cette certitude, il ne peut donc plus participer aux &eacute;changes, il perd l&rsquo;essentiel de sa personne et il n&rsquo;est plus qu&rsquo;un objet pr&ecirc;t &agrave; &ecirc;tre manipul&eacute; ou tu&eacute;, ce qui a permis &agrave; Nietzsche de dire que les convictions sont des ennemis de la v&eacute;rit&eacute; plus dangereux que les petits mensonges des opinions.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Alors vous l&#39;ami les Tommies, vous l&#39;ami des Teutons&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Que, de vos v&eacute;rit&eacute;s, vos contrev&eacute;rit&eacute;s&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Tout le monde s&#39;en fiche &agrave; l&#39;unanimit&eacute;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;De vos &eacute;purations, vos collaborations&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Vos abominations et vos d&eacute;solations&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;De vos plats de choucroute et vos tasses de th&eacute;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Tout le monde s&#39;en fiche &agrave; l&#39;unanimit&eacute;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L&#39;un aimait les Tommies, l&#39;autre aimait les Teutons&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Moi, qui n&#39;aimais personne, eh bien ! je vis encor.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
<dc:subject>LE GUETTEUR DE L&#039;INFINI</dc:subject>
</item>
<item rdf:about="http://remileprince.blogs.fr/page_2.html#a551049">
<title>DUCON ET DUGLAND</title>
<link>http://remileprince.blogs.fr/page_2.html#a551049</link>
<description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;DUCON ET DUGLAND.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Le monde s&rsquo;agite ! Notre pays est submerg&eacute; par l&rsquo;information. Un fait bouscule l&rsquo;autre, feux d&rsquo;artifice ici, incendie de voitures l&agrave;, et des cris de joie devant les flamb&eacute;es pour les uns et les gerbes p&eacute;tillantes et &eacute;ph&eacute;m&egrave;res dans les ciels &eacute;toil&eacute;s de la&nbsp; nuit parisienne ! Certains feux sont, semble-t-il, plus m&eacute;ritoires que d&rsquo;autres pour les m&eacute;dias. Allez savoir pourquoi. Les feux des incendies de voitures et de poubelles d&rsquo;Issy les Moulineaux, de Boulogne-Billancourt, de Nantes, de Marseille, de Paris et dans tellement d&rsquo;autres villes de France, n&rsquo;&eacute;clairent pas nos charmants journalistes de la bien-pensance qui ne les voient pas ! Forc&eacute;ment, puisqu&rsquo;ils ont le nez en l&rsquo;air &agrave; regarder d&rsquo;autres feux plus ludiques et plus festifs. Et puis apr&egrave;s tout, ce ne sont que des voitures br&ucirc;l&eacute;es, des feux de poubelles, des CRS sur le pied de guerre et des pompiers au feu ! Normal !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;On ne peut pas &ecirc;tre sur les Champs, m&ecirc;me &eacute;lys&eacute;ens, et dans les p&eacute;riph&eacute;ries des banlieues en &eacute;meutes. Nos journalistes ont bien compris que &laquo; l&rsquo;information &raquo; aujourd&rsquo;hui doit-&ecirc;tre souriante, faire plaisir au bon peuple, le rassurer, lui dire les mots bleus, ceux qui rendent les gens heureux. Alors nos communicants, et pour notre plus grand bonheur bien s&ucirc;r, transforment les mots vrais, ceux qui ont un sens commun, compris par tous, mais qui malheureusement rendent les citoyens tristes, voire souvent d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s devant la duret&eacute; des &laquo; choses de la vie &raquo;. Cette f&acirc;cheuse v&eacute;rit&eacute; si tenace qui traduit dans ce pays, un v&eacute;ritable champ de mis&egrave;re relativiste, et &agrave; tous les points de vue. Nos braves journalistes suivent, et d&eacute;crivent la r&eacute;alit&eacute; en prenant des pr&eacute;cautions &eacute;l&eacute;mentaires de type Polnar&eacute;fien : Je l&rsquo;appellerai sans la nommer, je suis peut-&ecirc;tre d&eacute;mod&eacute;, le vent d&rsquo;hiver souffle en avril, j&rsquo;aime le silence immobile. Entendez cette musique des mots qui disent&hellip; sans rien vous dire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Nous sommes devant notre t&eacute;l&eacute;vision et, d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e, nous entendons les m&ecirc;mes bruits de nos intervenants. En hiver, il fait froid, pensez &agrave; vous couvrir, aux SDF, au Restaurant du c&oelig;ur, etc. Et puis, c&rsquo;est bient&ocirc;t le Printemps, en avril ne te d&eacute;couvre pas d&rsquo;un fil, etc. En &eacute;t&eacute;, il fait chaud, forc&eacute;ment trop chaud, et attention aux petit vieux, sans compter la s&eacute;cheresse qui, on se demande pourquoi, n&rsquo;a jamais lieu au mois de mars. En automne, les feuilles mortes se ramassent &agrave; la pelle, et c&rsquo;est reparti pour un tour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Entretemps, il y a eu la Gr&egrave;ce, les mensonges des uns, les promesses des autres que l&rsquo;on peut mettre dans le m&ecirc;me panier, d&rsquo;ailleurs. On a jou&eacute; &agrave; se faire peur ? Non, chers lectrices et lecteurs, on joue &agrave; faire peur &agrave; Ducon et &agrave; Dugland qui s&rsquo;interrogent, se demandent si l&rsquo;&euro;uro finalement, ce n&rsquo;est pas une escroquerie, un pi&egrave;ge &agrave; con-tribuables b&eacute;ats.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Dugland pense que la Gr&egrave;ce va sortir de l&rsquo;&euro;uro et que ce sera l&rsquo;occasion de voir si les Grecs ont des couilles ! Ducon pense que c&rsquo;est lui qui va encore payer la facture des Grecs et n&rsquo;a pas envie de v&eacute;rifier de pr&eacute;s si les Grecs en ont !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Bien entendu, tous nos journalistes de la bien pensance aux ordres, nous disent le regard grave, que la situation va &ecirc;tre catastrophique, sortir de l&rsquo;&euro;uro, quelle folie n&rsquo;est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Monsieur Ducon commence &agrave; gueuler assis dans son canap&eacute; en sirotant une bi&egrave;re, et Dugland se marre d&rsquo;avance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Sauf que les d&eacute;s sont pip&eacute;s, le Grec Tsipras, premier ministre de service &agrave; Bruxelles, est sorti d&rsquo;une nuit blanche et a dit &agrave; la Presse : &laquo; m&ecirc;me pas mal &raquo; ! Dugland s&rsquo;est demand&eacute; pourquoi on dit &laquo; va te faire empapaout&eacute; chez les Grecs &raquo; si &agrave; Bruxelles c&rsquo;est l&rsquo;inverse ? Ducon a rican&eacute; et imagine encore qu&rsquo;il va se faire rembourser. Les journalistes lui ont dit que c&rsquo;&eacute;tait son argent !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Au fond du fond, et bien profond, Dugland et Ducon n&rsquo;ont pas compris que l&rsquo;argent que l&rsquo;on va leur prendre demain, va servir uniquement &agrave; payer non pas le Capital, mais seulement des int&eacute;r&ecirc;ts aux financiers, ceux des march&eacute;s boursiers et renflouer les banques ! Peut-&ecirc;tre et accessoirement, dans une moindre mesure, il servira &agrave; relancer l&rsquo;&eacute;conomie grecque dont tout le monde se fout royalement. Les Grecs vont crever &agrave; petit feu, mais ils ont la plage, le soleil et ne dit-on pas que la mis&egrave;re est moins triste au soleil !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Comment dire &agrave; Ducon et Dugland que le jeu consiste &agrave; endetter les peuples et ensuite, les obliger &agrave; rembourser des int&eacute;r&ecirc;ts qui s&rsquo;accumulent &agrave; grande vitesse sans jamais pouvoir rembourser le capital. Imaginez que vous payez &agrave; vie votre voiture, votre logement sans jamais pouvoir rembourser le premier centime de votre dette originelle. L&rsquo;enfer, l&rsquo;esclavagisme, la soumission, c&rsquo;est la perte de votre&nbsp; libert&eacute; comme au 18i&eacute;me si&egrave;cle o&ugrave; des patrons pr&ecirc;taient sous forme d&rsquo;avance, les salaires calcul&eacute;s pour ne pas permettre de vivre d&eacute;cemment ! L&rsquo;ouvrier s&rsquo;endettait en permanence. Coinc&eacute; &agrave; vie. Les peuples vont vivre cet esclavage, cette soumission &agrave; la finance, celle d&rsquo;ailleurs le plus souvent et particuli&egrave;rement celle des &Eacute;tats-Unis. Endett&eacute;s &agrave; vie, et donc soumis &agrave; vie. L&rsquo;UE comme machine &agrave; cash ! Nos journalistes sont ravis, heureux, ils ont fait le job ! Le boulot est fait, le bon peuple est intoxiqu&eacute; et accepte d&eacute;j&agrave; la &laquo; vaselinade attitude &raquo;. Hollande se prend pour le sauveur de l&rsquo;Europe, et Dugland et Ducon vont aller se coucher. Demain est un autre jour !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Demain c&rsquo;est la f&ecirc;te, le 14 juillet ! Ducon se vautre dans son canap&eacute; pour regarder la t&eacute;l&eacute; et le d&eacute;fil&eacute;. Il est content le bonhomme, la bi&egrave;re est fra&icirc;che. Dugland regrette de ne pas pouvoir aller au feu d&rsquo;artifice &agrave; Paris. Ces deux-l&agrave; habitent le m&ecirc;me HLM, la m&ecirc;me cit&eacute;, le m&ecirc;me quartier, la m&ecirc;me ville, le m&ecirc;me d&eacute;partement, la m&ecirc;me r&eacute;gion, le m&ecirc;me pays et c&rsquo;est la bagnole de Ducon qui crame la premi&egrave;re dans la soir&eacute;e. Il hurle, appelle les pompiers, mais les pompiers sont sur d&rsquo;autres feux de poubelles, de bagnoles. C&rsquo;est reparti pour un tour.&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Dugland s&rsquo;en fout car il y a bien longtemps qu&rsquo;il n&rsquo;a plus de voiture ! Depuis que des &laquo; jeunes &raquo; d&eacute;favoris&eacute;s issus de sa cit&eacute; difficile, la lui ont barbot&eacute;e. Il l&rsquo;a retrouv&eacute;e en pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es&hellip; Quand il a gueul&eacute; apr&egrave;s ceux qu&rsquo;il soup&ccedil;onnait, il s&rsquo;est pris une mandale et a d&ucirc; filer son futal ! Depuis c&rsquo;est laisse b&eacute;ton ! Si les flics s&rsquo;en foutent, que la justice ne fait que rappeler &agrave; la loi, pour la 50 i&eacute;me fois, le m&ecirc;me d&eacute;linquant, pourquoi va-t-il risquer la vie de ses gosses ? D&rsquo;ailleurs, ces gosses ont fini par se convertir, pour avoir la paix, mais sa femme refuse de mettre les voiles ! Combien de temps&nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Les journalistes ne connaissent pas la vie de Ducon et Dugland! Ils sont tranquilles, ils sont peinards, assis au comptoir. Ils votent socialistes ! Normal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;De temps en temps, il est demand&eacute; &agrave; ces braves gens de la boucler ! Normal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Ces tout derniers temps, on leur a demand&eacute; de jouer avec le sens des mots! Par exemple, en plus de d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;, il est conseill&eacute; de parler d&rsquo;actes malveillants lorsque l&rsquo;on ne peut pas taire l&rsquo;information gravissime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Deux citernes en flamme et un panache de fum&eacute;e noire sur plusieurs dizaines de kilom&egrave;tres, ce n&rsquo;est pas comme des voitures qui crament dans les banlieues ! Il faut donner l&rsquo;information. Pas question de faire le lien avec le vol des munitions qui s&rsquo;est produit quelques jours avant &agrave; Miramas &agrave; deux pas des incendies.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Nous sommes dans des &laquo; actes malveillants &raquo;. Avouez qu&rsquo;il faut le faire quand m&ecirc;me. Deux citernes explosent quasi en m&ecirc;me temps, mais ce ne seraient que des actes malveillants, commis s&ucirc;rement pas des &laquo; d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;s &raquo; qui, &agrave; d&eacute;faut de couper une t&ecirc;te, se sont pay&eacute;s deux citernes. Amalgames ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Pas de panique braves gens. Les journalistes veillent &agrave; calmer le jeu, &agrave; faire que Dugland soit content de ne plus avoir de voiture, des gosses convertis et qu&rsquo;ils se disent que cela aurait pu &ecirc;tre pire : il a encore la t&eacute;l&eacute; !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Ducon est pass&eacute; au commissariat, et comme il &eacute;tait en rage, il a pass&eacute; la nuit en garde &agrave; vue parce qu&rsquo;il s&rsquo;est laiss&eacute; un peu aller. On ne peut pas dire que l&rsquo;on va prendre un &laquo; d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo; pour taper sur un autre ! En France, on ne fait pas justice soi-m&ecirc;me ! Enfin pas tout le monde, car dans les cit&eacute;s, certains se font descendre dans l&rsquo;indiff&eacute;rence la plus totale. Normal, ils sont tous d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;s !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:24px&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#000000&quot;&gt;Dugland et Ducon ne votent plus depuis longtemps, il para&icirc;t que les politiques sont tous des pourris. Normal ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<dc:subject>DUCON ET DUGLAND</dc:subject>
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